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BERGSON: conscience animale et conscience humaine

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Radicale aussi, par conséquent, est la différence entre la conscience de l'animal, même le plus intelligent, et la conscience humaine. Car la conscience correspond exactement à la puissance de choix dont l'être vivant dispose ; elle est coextensive à la frange d'action possible qui entoure l'action réelle : conscience est synonyme d'invention et de liberté. Or, chez l'animal, l'invention n'est jamais qu'une variation sur le thème de la routine. Enfermé dans les habitudes de l'espèce, il arrive sans doute à les élargir par son initiative individuelle ; mais il n'échappe à l'automatisme que pour un instant, juste le temps de créer un automatisme nouveau : les portes de sa prison se referment aussitôt ouvertes ; en tirant sur sa chaîne il ne réussit qu'à l'allonger. Avec l'homme, la conscience brise la chaîne.BERGSON

• Petite difficulté initiale : Bergson évoque la conscience de l'animal, ce qui est inhabituel. Bien cerner sa définition, ici de la conscience, avant de contester brutalement sa possibilité chez l'animal. • Texte qui propose une opposition simple entre conscience animale et conscience de l'homme. Le problème est de parvenir à l'enrichir sans rameuter tout ce que l'on peut savoir des théories habituelles de l'auteur sur l'animal et l'homme. • Quelle est réellement la différence « radicale » entre les deux consciences, annoncée à la première ligne, mais peut-être peu explicitée ensuite ?

Introduction

  • I. - La conscience est puissance de choix
  • II. - Animalité et espèce
  • III. - Conscience et liberté

Conclusion

« Texte : Radicale aussi, par conséquent, est la différence entre la conscience de l'animal, même le plus intelligent, et la conscience humaine.

Car la conscience correspond exactement à la puissance de choix dont l'être vivant dispose ; elle est coextensive à la frange d'action possible qui entoure l'action réelle : conscience est synonyme d'invention et de liberté.

// Or, chez l'animal, l'invention n'est jamais qu'une variation sur le thème de la routine.

Enfermé dans les habitudes de l'espèce, il arrive sans doute à les élargir par son initiative individuelle ; mais il n'échappe à l'automatisme que pour un instant, juste le temps de créer un automatisme nouveau : les portes de sa prison se referment aussitôt ouvertes ; en tirant sur sa chaîne il ne réussit qu'à l'allonger.

Avec l'homme, la conscience brise la chaîne. Eléments d'introduction : - - Les animaux sont dans l'ordre biologique ceux que l'on dit être les plus près des hommes.

Les théories de l'évolution ont alimenté cette relation étroite entre homme et animal, pourtant une chose semble être acquise: On refuse à l'animal la conscience.

Mais de quelle sorte de conscience prive-t-on l'animal? Pourquoi la conscience ne serait que le propre de l'homme? Qu'y a t-il derrière cette idée de conscience animal qui la rend si inacceptable? Bergson avait déjà exprimé une différence de nature entre la capacité cérébrale limitée de l'animal comparée à la capacité cérébrale est illimité chez l'homme.

Après avoir opérer la distinction de nature, et non pas seulement de degré, entre les capacités limitées du cerveau animal et les capacités illimitée du cerveau humain, Bergson va maintenant s'attacher à opérer la distinction du point de vue de la conscience. Objet du texte : - - Il s'agit ici pour Bergson de définir la spécificité de la conscience humaine, non pas en refusant la conscience à l'animal, mais, au contraire, à faire de cette conscience humaine la condition de possibilité de la liberté.

La conscience est, chez Bergson, la vie elle-même ou du moins l'une des propriétés intrinsèques de la vie : en ce sens l'animal, comme l'homme partagent la conscience par qu'ils partagent la vie. Mais, en réalité la conscience humaine est « synonyme d'action et de liberté », alors que la conscience animale ne sort jamais de la routine. Mouvements du texte : Cet extrait peu se décomposer en deux mouvements principaux, à savoir : Un premier mouvement qui correspond au début de notre extrait jusqu'à « d'invention et de liberté » : dans ce premier mouvement, Bergson s'attache à dégager sa thèse, qui opère une distinction absolue de la conscience animale par rapport à celle de l'homme.

Le trait significatif réside tout de même dans le fait d'employer le terme de conscience pour l'animal.

Or, il va saisir ici pour l'auteur d'expliquer cette différence en convoquant la fonction de la conscience comme puissance d'action. Un second mouvement qui s'étend de « or, chez l'animal » jusqu'à la fin du texte : dans ce second mouvement, Bergson applique sa théorie de la conscience, du point de vue de sa définition et de sa fonction, au cas concret et l'animal et de l'homme et montre ainsi en quoi et à quel point conscience animale et conscience humaine sont différentes (différence de nature et non pas simplement de degré) Problématique : Quel sens peut-on donner eu terme de « conscience animale » ? N'existe-t-il qu'une différence de degré ou bien au contraire de nature entre conscience animale et conscience humaine ? Différence de nature telle que la conscience humaine soit tout spécifique ? En réalité, c'est à travers une définition très claire de ce que Bergson entend par « conscience » qu'une telle problématique va pouvoir se résoudre.

Ici, la conscience est donc tout à la fois le nœud de la problématique en même temps que ce qui va nous servir à détendre le problème.. »

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