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Aristote et l'âme (Des parties des animaux)

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«L'âme disparue, il n'y a plus d'animal et aucune des parties ne demeure la même, sinon seulement par la configuration extérieure, comme ceux qui, dans la légende, ont été changés en pierres; s'il en est ainsi, il appartiendra au naturaliste de parler de l'âme et d'en avoir la science, et sinon de toute l'âme, du moins de ce qui fait l'animal ce qu'il est; le naturaliste doit connaître ce qu'est l'âme, ou cette partie spéciale de l'âme, et tout ce qui accompagne son essence, d'autant plus que la nature se dit en deux sens: la matière et la forme. C'est cette dernière qui joue le rôle de moteur et de fin. C'est cela qu'est l'âme de l'animal, ou tout entière, ou une partie d'elle-même. Ainsi, il faut, dans l'étude de la nature, insister davantage sur l'âme que sur la matière, dans la mesure précisément selon laquelle c'est par l'âme que la matière est nature, et non l'inverse; en effet, le bois n'est lit et trépied, que parce qu'il est cela en puissance.» Aristote, Des parties des animaux, 1,1

        Dans ce texte, Aristote explique la nature de l’âme. Celle ci contrairement à la tradition philosophique platonicienne n‘est pas distincte du corps. A l‘inverse, elle est génératrice du mouvement de celui ciC’est pour cela que le corps sans l’âme est comme la pierre, corps muet et sans vie. Ainsi la vie est inséparable de l’âme, le vitaliste, celui qui étudie les principes de vie, doit donc s’attacher à la nature de l’âme s’il veut étudier la vie dans tout son fonctionnement. Le rapport âme/corps est compréhensible comme un rapport forme/matière. Cette théorie hylémorphiste induit une théorie vitaliste, l’âme est le principe d’animation vivante avant d’être une activité pensante. L’âme est alors classifiée et c’est sa partie animale chez l’homme qui est génératrice de vie. Aristote insiste sur la primauté de l’âme sur la matière. L’âme est forme du corps, elle est essentielle à l’étude du vivant. L’âme chez l’homme possède une particularité animale et une particularité intelligible, c’est la première qui est principe de mouvement. L’homme est donc un animal de par son âme motrice qui possède également une âme intelligible. La matière est donc quelque chose que parce que son âme lui génératrice de sa forme, sans âme il n’y aurait rien d’effectif dans la nature. C’est donc l’âme qui procure au corps son statut d’objet de la nature. Aristote inverse alors le point de vue vitaliste, il faut le rendre quasiment métaphysique, sans âme il n’y aurait pas de vie , l’âme est donc l’objet d’étude par excellence du vitaliste. On pourra opposer l’âme motrice d’Aristote au dualisme âme/corps de Platon et à la théorie atomiste de l’âme en tant que matérialisme.

« «L'âme disparue, il n'y a plus d'animal et aucune des parties ne demeure la même, sinon seulement par la configuration extérieure, comme ceux qui, dans la légende, ont été changés en pierres; s'il en est ainsi, il appartiendra au naturaliste de parler de l'âme et d'en avoir la science, et sinon de toute l'âme, du moins de ce qui fait l'animal ce qu'il est; le naturaliste doit connaître ce qu'est l'âme, ou cette partie spéciale de l'âme, et tout ce qui accompagne son essence, d'autant plus que la nature se dit en deux sens: la matière et la forme.

C'est cette dernière qui joue le rôle de moteur et de fin.

C'est cela qu'est l'âme de l'animal, ou tout entière, ou une partie d'elle-même.

Ainsi, il faut, dans l'étude de la nature, insister davantage sur l'âme que sur la matière, dans la mesure précisément selon laquelle c'est par l'âme que la matière est nature, et non l'inverse; en effet, le bois n'est lit et trépied, que parce qu'il est cela en puissance.» Aristote, Des parties des animaux, 1,1 Approche problématique Dans ce texte, Aristote explique la nature de l'âme.

Celle ci contrairement à la tradition philosophique platonicienne n‘est pas distincte du corps.

A l‘inverse, elle est génératrice du mouvement de celui ci.

C'est pour cela que le corps sans l'âme est comme la pierre, corps muet et sans vie.

Ainsi la vie est inséparable de l'âme, le vitaliste, celui qui étudie les principes de vie, doit donc s'attacher à la nature de l'âme s'il veut étudier la vie dans tout son fonctionnement.

Le rapport âme/corps est compréhensible comme un rapport forme/matière.

Cette théorie hylémorphiste induit une théorie vitaliste, l'âme est le principe d'animation vivante avant d'être une activité pensante.

L'âme est alors classifiée et c'est sa partie animale chez l'homme qui est génératrice de vie.

Aristote insiste sur la primauté de l'âme sur la matière.

L'âme est forme du corps, elle est essentielle à l'étude du vivant.

L'âme chez l'homme possède une particularité animale et une particularité intelligible, c'est la première qui est principe de mouvement.

L'homme est donc un animal de par son âme motrice qui possède également une âme intelligible.

La matière est donc quelque chose que parce que son âme lui génératrice de sa forme, sans âme il n'y aurait rien d'effectif dans la nature.

C'est donc l'âme qui procure au corps son statut d'objet de la nature.

Aristote inverse alors le point de vue vitaliste, il faut le rendre quasiment métaphysique, sans âme il n'y aurait pas de vie , l'âme est donc l'objet d'étude par excellence du vitaliste.

On pourra opposer l'âme motrice d'Aristote au dualisme âme/corps de Platon et à la théorie atomiste de l'âme en tant que matérialisme. Plan. Introduction.

Les inductions les plus légitimes nous permettent d'affirmer, contrairement à l'opinion des cartésiens, que l'animal est conscient. 1.

Sensibilité animale.

A.

Physique, les sens.

B.

Morale, les sentiments. 2.

Intelligence animale.

A.

Intuitive, perceptions, associations (très puissantes, y insister), mémoire, images, rêves.

B.

Discursive.

Peu de traces ; abstraction tout au plus élémentaire ; généralisation remplacée par images composites ; rudiments de raisonnements chez les animaux les plus élevés.

C.

Raison pure; question controversée; à parler sans parti pris, il est difficile de constater chez les animaux l'existence des deux notions corrélatives de contingence et nécessité. 3.

Activité animale.

A.

Automatique, très développée : instincts, habitudes (Insister).

B.

Volontaire, comme pour la raison, difficile à établir. Conclusion.

Prédominance de l'automatisme.

Il ne semble pas que l'animal possède une puissance de synthèse psychique suffisante pour s'élever jusqu'à la notion de personnalité. Développement.

— Citer brièvement et avec le plus de précision possible, les faits sur lesquels on s'appuie. Éviter le danger, imminent dans cette dissertation, de conter des anecdotes et de faire de la littérature à propos de l'esprit des bêtes; ne pas composer des scènes, des tableaux de genre; oublier, s'il se peut, qu'on connaît les fables de La Fontaine.

Ne pas donner dans le genre sentimental, surtout ne pas raconter l'histoire du chien qui va mourir sur la tombe de son maître.

Être simple, sobre, précis. Enfin, interpréter les faits en toute liberté, et, ainsi que le comporte la question, dire ce que Ton pense, en le fondant sur ce que l'on sait. Textes utiles Platon. »

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