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A t-on toujours raison de condamner toutes violences ?

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Bien définir les termes du sujet :  

- « Avoir raison » : Désigne une jugement en accord avec les faits, mais aussi ce qui est juste et droit. Implique la question de savoir si ce qui est entrepris est juste, légitime et fondé.

- « Condamner » : C’est interdire ou empêcher formellement, faire en sorte que l’on n’utilise pas. Mais cela peut aussi signifier blâmer avec rigueur. (Robert)Autrement dit, la condamnation implique nécessairement une sanction, qu’elle soit juridique (aller en prison, avoir une amende), ou sociale (rejet, marginalisation).

- « Violence » : Désigne toute atteinte portée à la personne humaine, soit de la personne sur elle-même, soit sur celle d’autrui, soit d’une autre sur elle, ce qui vaut donc pour tous les individus les uns à l’égard des autres et des groupes humains. Le terme est ici au pluriel, et ne désigne donc pas un type de violence en particulier, mais toutes les actions violentes, quelle que soit leur nature ou leur force. La violence peut en effet être de différente nature, elle peut être physique, mais aussi morale ou psychologique.

 

Construction de la problématique :  

            Le sujet porte en lui un présupposé commun à toute société, celui qui consiste à dire que la violence doit à tout prix être évitée, aussi bien au niveau individuel qu’au niveau des groupes et du pouvoir politique sur la société elle-même. En effet, dans la plupart des pensées philosophiques, la violence, qu’elle soit ou non naturelle doit le plus possible être endiguée pour que les hommes puissent vivre en commun sans trop de dommages, et sans trop se nuire les uns les autres. Or, justement, cette idée est ici remise en cause ; le sujet implique un retour et une réflexion sur les actes violents eux-mêmes pour déterminer en toute objectivité – avant de les rejeter par principe – si ils peuvent être parfois nécessaires.

            Indifféremment de la question de savoir si la violence est ou non naturelle, se pose ici la question de savoir si dans certains cas la violence peut-être légitime. Autrement dit, dans quel cadre et quel contexte un acte violent est une réponse adéquate ?

 

« Introduction : Bien définir les termes du sujet : - « Avoir raison » : Désigne une jugement en accord avec les faits, mais aussi ce qui est juste et droit.

Implique la question de savoir si ce qui est entrepris est juste, légitime et fondé. - « Condamner » : C'est interdire ou empêcher formellement, faire en sorte que l'on n'utilise pas.

Mais cela peut aussi signifier blâmer avec rigueur.

(Robert)Autrement dit, la condamnation implique nécessairement une sanction, qu'elle soit juridique (aller en prison, avoir une amende), ou sociale (rejet, marginalisation). - « Violence » : Désigne toute atteinte portée à la personne humaine, soit de la personne sur elle-même, soit sur celle d'autrui, soit d'une autre sur elle, ce qui vaut donc pour tous les individus les uns à l'égard des autres et des groupes humains.

Le terme est ici au pluriel, et ne désigne donc pas un type de violence en particulier, mais toutes les actions violentes, quelle que soit leur nature ou leur force.

La violence peut en effet être de différente nature, elle peut être physique, mais aussi morale ou psychologique. Construction de la problématique : Le sujet porte en lui un présupposé commun à toute société, celui qui consiste à dire que la violence doit à tout prix être évitée, aussi bien au niveau individuel qu'au niveau des groupes et du pouvoir politique sur la société elle-même.

En effet, dans la plupart des pensées philosophiques, la violence, qu'elle soit ou non naturelle doit le plus possible être endiguée pour que les hommes puissent vivre en commun sans trop de dommages, et sans trop se nuire les uns les autres.

Or, justement, cette idée est ici remise en cause ; le sujet implique un retour et une réflexion sur les actes violents eux-mêmes pour déterminer en toute objectivité – avant de les rejeter par principe – si ils peuvent être parfois nécessaires. è Indifféremment de la question de savoir si la violence est ou non naturelle, se pose ici la question de savoir si dans certains cas la violence peut-être légitime.

Autrement dit, dans quel cadre et quel contexte un acte violent est une réponse adéquate ? Plan : I/ La violence appartient à la nature de l'homme : Il arrive souvent que certaines de nos réactions soient violentes et que nous tentions de les réprimer pour adopter le masque de la douceur et de la politesse en société.

Autrement dit, il serait possible de considérer que la violence est inhérente à la nature de l'homme, et que de ce fait, tenter de la réprimer par divers moyens correspondrait à réprimer sa propre nature, et donc à l'aliéner. ● C'est ce qu'explique Nietzsche dans La Généalogie de la Morale.

En effet, selon cet auteur la violence est l'effet naturel de la volonté, et est de ce fait, l'objet d'une apologie.

Pour Nietzsche, l'homme se caractérise par la « volonté de puissance » ; il ne faut pas confondre cette expression avec une « volonté de la puissance » : cela désigne non pas le désir d'acquérir des pouvoirs, des forces ou des biens, mais simplement la force vitale qui existe en chaque homme et qui doit impérativement s'extérioriser sous peine de se retourner contre lui et de devenir néfaste (haine de la vie et donc malaise, désir de mort).

La volonté de puissance s'extériorise donc par l'action libre, et seuls certains hommes peuvent de ce fait en jouir complètement et pleinement.

En effet, cette extériorisation de la force ne prend pas en compte autrui, et si ce dernier est plus faible, il ne peut pas résister à la puissance de plus puissant que lui et doit plier.

Si toutes les forces étaient égales elles s'auto détruiraient, mais ce n'est pas le cas, certaines capitulent.

Ainsi, seuls les plus forts peuvent pleinement extérioriser leur volonté de puissance en toute liberté : « vivre, c'est essentiellement dépouiller, blesser, violenter le faible, l'étranger, l'opprimer ou tout au moins (c'est la solution la plus douce), l'exploiter.

» ● Pour Nietzsche, la violence ne doit donc pas être condamnée car elle est la marque de l'expression de la force vitale des hommes les plus puissants.

La violence n'est donc pas violence en soi, elle est simplement une conséquence que ressentent les hommes moins puissants lorsqu'ils subissent les actions des « maîtres » (aucun rapport social, désigne seulement la force physique supérieure).

Du point de vue des maîtres, la violence est donc simplement une expression de leur créativité ; ce qui est appelé violence est en réalité dû à un point de vue.

Ce qui est violent pour un homme faible ne le sera pas pour un homme fort, tout est question de perspective, et il n'est pas légitime de museler la force des puissants sous prétexte que les faibles peuvent en pâtir. à La violence est donc l'expression de la force vitale, et seuls ceux qui sont incapables de s'exprimer avec autant de force que les maîtres ressentent ces actes comme violence. II/ La violence n'est pas vivable : Il est possible d'adopter le point de vue de Nietzsche et d'accepter sa vision du monde, mais elle n'en mène pas moins à quelques incohérences.

En effet, si on acceptait la violence primaire des hommes forts exprimant leur volonté de puissance, leur force vitale, il ne resterait sur Terre que les hommes les plus forts puisqu'ils auraient anéantis les faibles.

Mais toutes ces puissances regroupées se détruiraient nécessairement les unes les autres et il ne resterait finalement plus rien.

Il peut donc être mieux, dans certains cas canaliser cette violence pour permettre et garder la vie en société, même si cette violence s'exprime alors de manière différente et par des voies moins directes.. »

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