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Marché Concurrentiel

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« Montrez l’importance du marché concurrence pure et parfaite dans l’économie. Plan -introduction -Les principes de la concurrence pure et parfaite -L’importance du marché concurrentiel -Conclusion -Sites de références Introduction La réalité des marchés d’aujourd’hui dans toute leur complexité, les économistes raisonnent par rapport à un marché idéalisé et stylisé : le marché concurrentiel. La concurrence pure et parfaite définit la structure de marché qui illustre une situation du marché qui se veut être la meilleure situation possible mais dont l’utilité est grande. Elle peut être assimilée à une sorte de baromètre qui nous sert à étudier le marché. Ce modèle du marché se veut idéal car il est peu réaliste et ne prétend nullement à expliquer le fonctionnement du marché mais bel et bien de mesurer l’écart entre celui-ci et ce qu’il devrait être réellement. Il est vu comme un modèle plus normatif que positif car considéré comme la forme de marché qui assure automatiquement les prix, le volume de production et l’allocation des ressources optimales du point de vue économique. D’où l’interrogation se fait sur l’importance de ce type de marché dans l’économie. Milton Friedman parle de concurrence pure et parfaite pour nommer un dispositif social doté de caractéristique jugées optimales, du point de vue de l’allocation des bien et de concurrence ‘’ pure `` pour signifier qu’il s agit d’un modèle idéal (purifié) et non d’une description de l’économie réelle. Les principes de la concurrence pire et parfaite : Un « marché concurrentiel » désigne un marché sur lequel la pression concurrentielle est forte. Le concept de concurrence est souvent associé à celui de compétition. Un marché en situation de concurrence pure et parfaite est un modèle théorique, volontairement simplifié, qui remplit cinq conditions :  La condition d’atomicité : il doit exister une multitude d’acheteurs et de demandeurs, de taille comparable, de telle façon qu’aucun d’entre eux ne puisse influencer la détermination du prix du bien (le prix est une variable endogène au système économique mais exogène à chaque agent). Les acheteurs et les vendeurs sont alors preneurs de prix ;  La condition de fluidité (libre-entrée) : il faut qu’il y ait une libre entrée et une libre sortie du marché. Tout agent doit pouvoir, à tout moment et sans contrainte, formuler une offre et une demande ; Pas de barrières (juridiques, brevets, financières).  La condition d’homogénéité: les produits ou les services disponibles sur le marché donne de même type. Ces trois premières conditions définissent la concurrence pure ; deux autres sont nécessaires pour qu’elle soit parfaite :  La condition de transparence (information parfaite) : les offreurs (vendeurs) et les demandeurs (acheteurs) disposent d’une information parfaite et gratuite sur les conditions du marché et notamment sur les prix des biens ;  L’hypothèse de mobilité des facteurs : ils doivent pouvoir, à tout moment, se déplacer du marché d’un bien à celui d’un autre bien, c’est-à-dire pas d’obstacles au déplacement des travailleurs et des capitaux entre différents producteurs ou de secteurs. Ce modèle se présente, on le voit, comme un mécanisme de marché pur, « sans frottements » comme dans le cas des physiciens qui étudient le déplacement d’un objet dans le vide. De fait ce modèle reste très théorique dans la mesure où dans la réalité, ces conditions sont rarement réunies. Un marché concurrence pire et parfaite est donc un marché sur lequel aucun acteur n’est en mesure d’influencer le niveau du prix auquel le bien s’échange. On dit qu’aucun acteur n’a de « pouvoir de marché » et tous sont pricetaker, c’est-à-dire « preneurs de prix ». Le prix est exclusivement déterminé par l’intersection de la courbe de l’offre et de la demande. L’importance du marché concurrence pure et parfaite : La concurrence est au cœur de l’économie de marché. C’est une force qui est censée permettre de guider l’économie vers l’optimum, à condition de respecter un certain nombre d’hypothèses concernant les produits, l’organisation du marché, la taille des acteurs, soient respectées. La concurrence n’est pas seulement un mécanisme fonctionnant à un instant donné, mais il s’agit également d’un processus qui se réalise dans la durée. C’est par la compétition, grâce à la libre entrée sur le marché, que les producteurs installés et les nouveaux producteurs vont exercer une pression à la baisse sur les prix pour atteindre une situation où le bien-être des agents est maximal. La concurrence « de longue période » fait référence à l’idée que le nombre d’entreprises présente sur un marché n’est pas fixé et évolue perpétuellement. Le prix d’équilibre peut être parfois supérieur au coût moyen et donc les entreprises installées réalisent un profit. Si l’entrée sur le marché est libre, de nouvelles entreprises peuvent être attirées par la réalisation d’un tel profit, et peuvent donc alors concurrencer les anciennes. Cette concurrence fait non seulement baisser les prix, mais elle contribue aussi à la baisse des profits de toutes les entreprises du secteur. Plus elle est forte, plus il est difficile pour une entreprise d’engranger un surprofit, c’est-à-dire un résultat financier qui vienne en excès du profit à long terme. On peut ainsi considérer que l’écart entre les deux profits correspond à une rente, un revenu non justifié autrement que par l’insuffisance de la concurrence sur les marchés. Dès qu’une rente apparaît sur un marché, elle suscite l’appétit d’autres producteurs qui essaient d’en profiter : plus le nombre de producteurs est grand, plus la pression sur les prix est forte. Si la pression sur les prix devient trop forte, si le profit devient trop faible, voire nul, les producteurs les moins compétitifs ou ceux ayant des objectifs de profits plus élevés vont se retirer du marché, ce qui réduira l’offre. L’équilibre du marché à long terme est atteint quand le profit des producteurs devient nul parce que toutes les entreprises qui le pouvaient sont entrées sur le marché. Le prix est alors le plus bas possible (égal au coût moyen minimum), la production est à son maximum, et le surplus des consommateurs est maximal. »

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