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Documentation sur Alice Milliat,figure féminine

Publié le 10/01/2026

Extrait du document

« Alice Milliat Introduction : En 1917, affirmer que le sport féminin devait être une priorité du gouvernement était une idée révolutionnaire.

À une époque où le sport était réservé presque exclusivement aux hommes, une femme ose s’opposer à cet ordre établi : Alice Milliat.

Militante féministe et sportive accomplie, elle a consacré sa vie à faire reconnaître la place des femmes dans le sport, en France comme à l’international.

À travers son parcours et ses combats, nous verrons comment Alice Milliat est devenue une figure majeure – longtemps oubliée – de l’histoire du sport féminin. Qui était Alice ? Alice Milliat (5 mai 1884 - 19 mai 1957)  Militante des droits des femmes et du droit à l’éducation physique et sportive pour toutes et tous, Alice Milliat est une véritable pionnière du sport international.

Originaire de Nantes, elle découvre le monde sportif en Angleterre dans les années 1900, s’essayant aussi bien à l’aviron et à l’athlétisme qu’au hockey sur gazon.  De retour à Paris,et veuve à 24 ans, elle rejoint Femina Sport, l’un des tous premiers clubs dédiés aux femmes en France et en devient la présidente dès 1915.

Elle devient présidente de la Fédération sportive féminine internationale (FSFI) en 1921.  Elle milite pour la participation des femmes aux Jeux olympiques. Animée par la volonté de rendre toutes les disciplines accessibles à chaque femme, elle est à l’initiative du premier match féminin de football en France (sept.

1917) mais également du premier crosscountry féminin (avril 1918).

Elle est d’ailleurs elle-même une sportive accomplie, étant l’une des toutes premières femmes à remporter le Brevet d’Audax d’aviron.  En 1917, Alice Milliat fonde la Fédération des sociétés sportives féminines de France, mais se heurte immédiatement à l’opposition du baron de Coubertin.

Le père des Jeux olympiques modernes estime en effet que des compétitions féminines ne feraient qu’exposer des athlètes aux cuisses nues à « un public masculin inévitablement concupiscent ».

Alice Milliat demande au comité de Pierre de Coubertin d’inscrire des épreuves féminines d’athlétisme. "Je n’approuve pas personnellement la participation des femmes à des concours publics” répond-il en ajoutant que "le rôle de la femme est, comme lors des anciens jeux, de couronner les vainqueurs".  Réponse d’Alice : « Si vous pensez que le sport féminin est un signe d’indécence morale et d’exhibitionnisme, vous vous trompez ».

Elle se tourne alors vers le Comité Olympique International (CIO) pour proposer l’inclusion des femmes aux Jeux Olympiques d’Anvers en 1920.

Mais sa demande est rejetée, tant par le CIO que par le baron de Coubertin, pour qui les JO doivent rester « l’exaltation solennelle de l’athlétisme masculin, avec l’applaudissement féminin comme simple récompense ».

Pour lui, une « olympiade féminine » serait non seulement « inesthétique » et « inintéressante », mais aussi « incorrecte ». Une victoire personnelle  Devant le refus du CIO, présidé par le baron Pierre de Coubertin, elle décide d’organiser des compétitions féminines, nationales puis internationales ».

En 1922, la première édition des Jeux mondiaux féminins a lieu, deux ans avant les Jeux olympiques de Paris.

Au stade Pershing à Paris, une voix forte et déterminée annonce : « Je déclare.... »

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