Dernières dissertations visitées sur Aide-en-philo.com http://aide-en-philo.com Les derniers sujets corrigés visités sur Aide-en-philo.com Rss by Imagin'air for Aide-en-philo.com fr © Aide-en-philo.com Aide-en-philo.com http://www.aide-en-philo.com/images/book.png http://www.aide-en-philo.com La rationalité scientifique est-elle nécessairement raisonnable ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/30.htm Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT La soumission à l'autorité, jusqu'où ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/4374.htm b) but réel : il s'agit de mesurer le taux d'asservissement à une hiérarchie. Le Professeur :"...63% des sujets sont obéissants, c'est à dire qu'ils acceptent TOTALEMENT le principe de l'expérience et vont jusqu'à 450 volts ..." Le Procureur :"...ce qui signifie que dans un pays civilisé, démocratique et libéral, les 2/3 de la population sont capables d'exécuter n'importe quel ordre provenant d'une autorité supérieure ..." Ceci tend à prouver les méfaits de la manipulation dont chacun peut être simultanément la victime et le bourreau, sans même en être conscient. Ces critères sont hélas très utilisés aujourd'hui par le management en entreprise, générateur de stress, au nom de l'efficacité et de la performance. 2. Comment cette soumission est-elle possible ? a) par respect de l'autorité. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Le sens de ce que l'on dit se réduit-il à ce que l'on veut dire ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/1096.htm Cela pourrait venir du langage lui-même, de sa complexité et souvent de son imperfection. Nous avons parfois des difficultés à trouver « le mot juste », et le vocabulaire ne « colle » pas toujours à l'idée que nous voulons exprimer. De plus, les mots ont parfois un double sens, ou changent de signification suivant le contexte. Ainsi l'idée que nous voulons exprimer peut-elle être différente, et signifier autre chose, une fois traduite en mots. Le problème du langage devient presque un problème « technique », mais il peut influer sur le sens de ce que nous disons.Une autre façon d'élargir le sens de ce que l'on dit par rapport à ce que l'on veut dire est de considérer celui qui écoute. Il y a là un problème de « traduction ». L'interlocuteur peut comprendre plus que ce que nous voulons dire, peut-être simplement à cause du langage, mais aussi suivant sa personnalité, son état d'esprit, sa situation particulière.Peut-on considérer que le sens qui sera compris, adopté par autrui, fait partie du sens de ce que nous disons? Certainement oui, car la compréhension de nos paroles par autrui est un aspect de ce que nous disons, peut-être le plus important puisque nous nous exprimons pour communiquer nos idées, nos informations, etc. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT L'idée d'inconscient exclut-elle l'idée de liberté ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/120.htm Alain, professeur de philosophie, journaliste, écrivain se consacre à la diffusion d'une pensée rationaliste qui réfute les courants à la mode au profit de la « grande philosophie » traditionnelle, représentée, selon lui, par Platon, Descartes, Hegel, Comte. Il considère la philosophie comme un instrument de libération où l'esprit maîtrise l'imagination et les désordres de la passion. Cette victoire de la raison, qui est toujours à recommencer, passe par la soumission du corps et le rejet des inerties « qui, si on n'y prend garde, prennent le masque de la pensée. »Aussi Alain refuse-t-il, chaque fois qu'il a à s'exprimer sur ce point, la croyance à l'inconscient. Dans « Eléments de philosophie », il écrit : « L'inconscient est une méprise sur le moi, c'est une idolâtrie du corps. On a peur de l'inconscient ; là se trouve logée la faute capitale. Un autre moi me conduit qui me connaît et que je connais mal. L'hérédité est un fantôme du même genre. » (Livre II, chapitre XVI).Ici la formule est empreinte d'une certaine réserve, mais souvent la dénonciation est beaucoup plus violente. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Être malheureux donne t'il le droit d'être injuste? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/10716.htm DROIT (lat. directus, droit, conforme à une règle) Gén. Le sens de l'adjectif latin directus, sans courbe, indique d'emblée que le droit est institué pour se conformer à une règle, voire rectifier, corriger les relations entre les hommes. Ainsi, le droit qui dit ce qui doit être s'oppose d'abord au fait (ce qui est). Il est dans l'essence du droit de s'instituer contre le fait. Droit positif. Le droit positif est l'ensemble des règles définissant ce qui est légal, permis, et illégal, interdit, dans une société donnée. L'institution du droit positif signale la disjonction de la puissance matérielle (capacité de faire) et du pouvoir formel (droit de faire) ; nul n'est autorisé à faire tout ce qu'il peut faire : nul ne peut tout ce qu'il peut. Droit naturel. Le droit en tant qu'il est simplement positif (posé, établi comme convention) est lui-même un fait de culture. Ainsi, les hommes n'auraient pas tous les mêmes droits. Ce qui est ici illégal serait ailleurs permis. Or, n'existe-t-il pas un droit supérieur à toute convention positive qui résulte de la nature de l'homme ? On appelle, en effet, droit naturel non pas le droit existant naturellement, mais le droit qui met en évidence la vraie nature du droit : énoncer ce qui doit être pour tous les hommes, autrement dit corriger le fait aussi bien culturel que naturel. Ce droit idéal signale la disjonction toujours possible entre ce qui est légal et ce qui est légitime. Une loi n'est pas forcément juste ; elle ne l'est qu'en rendant légal ce qui est légitime et illégal ce qui est illégitime. Est légitime « ce que tout homme peut faire également » quelles que soient ses particularités naturelles (force, sexe) et culturelles (nationalité, religion). Par droit naturel, il faut donc entendre droit rationnel : l'identité des droits est fondée sur une identité ontologique des hommes (tous les hommes ont la faculté de penser) et non sur une identité naturelle ou culturelle. Ainsi, on peut opposer la conception universaliste du droit naturel ou rationnel aux conceptions naturalistes et culturalistes des racistes. Voir égalité. HEUREUX / HEUREUSE: Qui jouit du bonheur, qui est durablement content de son sort. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Qu'est-ce qu'une attitude religieuse ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/19676.htm   éléments de réflexion * L'athéisme théorique. Il consiste, semble-t-il, en la négation explicite de Dieu, au refus de reconnaître tout principe d'unité, transcendant ou immanent à l'univers empirique. La difficulté, lorsqu'on parle d'athéisme, tient au fait de savoir ce que l'on nie exactement en niant l'existence d'un Dieu. Si nier Dieu, c'est nier un Être conçu d'une certaine façon comme une personne, on peut dire sans problème qu'il existe pour le moins des athées théoriques. Mais si Dieu est le nom donné pour d'autres caractéristiques et que le terme « religion » peut s'appliquer à d'autres conceptions que des « religions révélées » et (ou) « personnelles » le problème posé se complique sérieusement. L'on peut se demander alors si toute attitude (théorique ou pratique) valorisant « certaines choses » ne va pas être appréhendée par d'autres (ne valorisant pas les mêmes choses, ou de la même façon) comme une attitude religieuse, non athée. * La position de Nietzsche. Il considère que les libres penseurs ne sont nullement « athées » dans la mesure où ils persistent à opérer une identification « métaphysique » entre « l'Être » et « l'Idéal ». Pour les mêmes raisons, il considère que les socialistes sont toujours religieux (et non athées), singulièrement dans leur croyance au progrès. citations * Nietzsche : « Dans quelle mesure subsiste encore la fatale croyance en la providence divine, la croyance la plus paralysante qui soit, pour les mains et le cerveau ; dans quelle mesure, sous le nom de « nature », de progrès, de perfectionnement, de darwinisme, est-ce encore l'hypothèse et l'interprétation chrétienne qui subsistent ? Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Peut-on vivre sans techniques ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/19001.htm Tous les possibles demeurent une fois que l'action s'est produite. Il faut que les conséquences des actions soient voulues. Il faut pour cela que des principes soient voulus pour que les conséquences soient voulues. Il faut donner à l'agir humain une dimension de volonté et qu'elle soit au principe de ses réalisations. Car la réalité humaine correspond à quelque chose de non- voulu. L'agir a pris des dimensions cosmologique. La menace des civilisations technologiques repose sur l'idée que la technologie domine aussi l'homme comme elle domine la nature. C'est l'étant dans sa totalité qui est menacé. Les sociétés modernes où la technique est omniprésente doivent pour continuer d'exister se protéger contre sa propre disparition en préservant ce qu'il y a de plus fondamentale sans quoi rien d'autre ne puisse exister. Notre avenir dépend de notre attention, cette responsabilité qui doit être prise est ce sans quoi rien ne peut exister, c'est le socle de toute avenir de la civilisation. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Est-ce parce que les hommes ne sont pas égaux qu'ils ont inventé l'idée d'égalité ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/16121.htm Après : la voix du devoir qui désigne un appel, de l'ordre de l'injonction - « tu dois » - et non de l'impulsion avec laquelle on ne dialogue pas. Après également, le droit qui s'oppose d'évidence à la force, et multiplie l'univers de la parole, puisqu'il n'y a pas de droit sans contrat, que le propre du droit est de se dire, de dire la loi. Ainsi s'élève la voix du devoir, et la parole généralisée du droit existe, elle, au niveau social et permet à chacun d'être citoyen. Rousseau montre que l'homme, dans ce passage à l'état civil, s'élève à la dignité de sujet. Jusqu'alors il « collait » à lui-même. Maintenant il prend des distances avec l'instinct et l'impulsion physique irrépressibles. Il consulte la raison, consultation qui vient se substituer au discours muet du penchant qu'il suffit d'écouter pour le suivre. Dans l'état civil, l'homme peut actualiser sa perfectibilité. Dans le commerce que les hommes entretiennent entre eux, leurs facultés se développent. Les avantages dont l'homme naturel se prive, Rousseau ne les indique pas. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Les mots nous éloignent-ils des choses ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/15.htm Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Les passions, maladies de l'âme http://www.aide-en-philo.com/dissertations/1420.htm Sans doute, en sa conscience claire, la passionné aspire à éprouver des sensations nouvelles. Dans le « coup de foudre », la passion éclate brusquement, s ‘éprouve comme une découverte que rien ne laissait présager. Mais le témoignage de la conscience du passionné ne nous semble nullement décisif. Les « découvertes », les « révélations » de la passion sont la réponse à une angoisse qui leur préexiste et qui ne trouve sa signification claire que dans les événements de notre passé. Le « coup de foudre » ne nous introduit pas dans un monde réellement nouveau, mais réveille une ancienne nostalgie. Si ce visage, inconnu encore de nous il y a seulement quelques instants, nous trouble si fort, n'est-ce pas, comme le dit Alquié, que « nouveau en lui-même, il devient pour nous l'image et le symbole d'une réalité que notre passé a connue » ? Dans le « Phèdre », Platon a parlé de l'émotion amoureuse de l'âme qui tombe en extase devant la beauté. Mais cette extase soudaine n'est que le retour d'un souvenir. Réveillée par la présence du Beau, l'âme se souvient moins obscurément de son passé lumineux, avant l'incarnation, au paradis des Idées. Il est permis de reconnaître en ce mythique paradis, magiquement ressuscité par une belle apparition, le symbole métaphysique du « vert paradis » de nos « amours enfantines » dont nos passions adultes ne sont obscurément que la résurrection nostalgique. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT En quel sens peut-on dire d'une oeuvre d'art qu'elle est vraie ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/254.htm Une œuvre sera d'autant plus vraie que son auteur se tournera vers les réalités idéales (cf. Timée 28 a). En ce sens cf. J. Joyce : « L'art ne doit nous révéler que des idées, des essences spirituelles dégagées de toute forme » (Ulysse). b) La vérité d'une œuvre d'art réside dans son « naturel », c'est-à-dire, selon Kant, dans sa conformité aux règles dictées par la nature à travers le génie. c) (Transition) Cette idéalité ne se confond-t-elle pas avec la spiritualité de l'artiste, avec son regard intérieur ? (Cf. le « principe de nécessité intérieure » de Kandinsky comme coïncidence de la nécessité immanente à l'œuvre et de la nécessité intérieure à l'artiste). Deuxième partie : L'œuvre d'art est vraie en tant qu'elle exprime avec véracité son auteur a) L'œuvre d'art est vraie dans la mesure où elle traduit la subjectivité de l'artiste. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Pouvons-nous connaître autrui autrement qu'à partir de nous-mêmes ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/1.htm Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT La volonté n'est-elle rien de plus que la force de nos sentiments ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/4974.htm Chez le passionné, elles sont au maximum; mais elles prennent une forme torrentueuse qui, à dire vrai, anéantit la volonté. Comme l'a observé fort justement RIGNANO, il n'est pas d'acte volontaire sans une certaine inhibition qui empêche notre activité d'être comme emportée par les impulsions affectives. Mais il attribue cette puissance à une tendance qui serait « à plus longue portée » que les autres. Il y a là une illusion : du conflit des tendances, ne résulteront jamais que des oscillations de l'action, des indécisions ou des incohérences si une puissance supérieure ne vient arbitrer et résoudre le conflit. Cette puissance supérieure n'a rien de mystérieux : c'est cette faculté de synthèse, proche parente de l'attention, qui fait intervenir la personnalité tout entière. II. Volonté et idée. A. - On peut en dire autant du rôle des idées. Certes ce rôle est important : il n'y a pas volonté proprement dite si nous n'agissons que d'après des représentations purement sensibles. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Technique & liberté ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/4568.htm La technique peut se définir comme un vouloir, incarné en un pouvoir par l'intermédiaire d'un savoir.Comme adjectif: par opposition à esthétique, qui concerne des procédés susceptibles d'être développés et transmis, et non des dons ou capacités innées.   Le projet d'une technique libératrice Descartes : « des connaissances fort utiles » « Sitôt que j'eu acquis quelques notions générales touchant la physique [...], j'ai remarqué jusque où elles peuvent conduire [...]. Elles m'ont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie ; et qu'au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle, connaissant la force des actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature » (Discours de la méthode, 1637, 6e partie). On voit que Descartes prend acte de la naissance des sciences expérimentales, et conscience des applications pratiques qu'elles autorisent. Il annonce la possibilité d'une technique dont le développement, loin d'être une fatalité pour l'homme, devrait libérer l'humanité, et la libérer en particulier : - de la souffrance du travail : certaines inventions techniques « feraient qu'on jouirait, sans aucune peine, des fruits de la terre et de toutes les commodités qui s'y trouvent » ; - de la maladie, voire du vieillissement lui-même : le progrès des techniques devrait permettre d'assurer un jour « la conservation de la santé, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie » ; - de la nature en général, de cette puissance dont nous sommes les jouets malheureux tant que nous n'avons pas conquis sur elle le pouvoir que donne le savoir. Puisque l'on nomme « Dieu », traditionnellement, le maître de la nature, le projet cartésien nous promet de participer quelque peu à la puissance divine. On voit aussi que se situe à l'exact opposé de toute idée de fatalité le développement d'une telle technique qui doit nous affranchir des limites de l'humaine condition. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT l'idée de progrès peut-elle servir a interpréter l'histoire ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/18212.htm Les actions égoïstes, caractérisées par ce que Kant nomme l'insociable sociabilité, c'est-à-dire le conflit, chez l'homme, entre son besoin de vivre en société et son désir de réaliser ses passions, consistent dans une ruse de la nature pour parvenir à sa fin. On peut donc interpréter le cours de l'histoire à partir de cette idée de progrès se réalisant au fil des générations : c'est dans cette perspective que Kant analyse la Révolution française, qui, malgré la violence de ses actions, est la marque de l'évolution vers une plus grande liberté politique. L'idée de progrès est donc utile non seulement à l'interprétation de l'histoire, en donnant un sens à des événements qui paraissent à première vue chaotiques, mais aussi à l'histoire elle-même, car la prise de conscience par l'humanité de ce progrès doit l'amener à se rapprocher volontairement du but de l'histoire.               2° Interpréter l'histoire à partir de l'idée de progrès appauvrit la compréhension des événements, porteurs d'une infinité de sens               Le courant de la Nouvelle histoire, ou Histoire des Annales, représentée notamment par Bloch, Febvre et Ferro, critique l'interprétation de l'histoire à partir d'un sens globalisant : l'historien étant lui-même pris dans l'histoire, il ne peut prétendre à un tel point de vue surplombant, mais seulement à une conception partielle de la réalité historique. De plus, postuler un sens unique à l'histoire revient à interpréter chaque événement selon cette idée, de manière illégitime et appauvrissante. La Nouvelle histoire veut ainsi donner la parole à l'analyse de la vie quotidienne, souvent négligée par l'analyse des grands événements historiques : c'est une histoire du particulier, et non d'un sens général. Une histoire de la famille, de l'alimentation ou de la mort est ainsi une histoire des mentalités qui est porteuse d'une infinité de sens : l'historien laisse ainsi davantage parler les événements, au lieu de les mettre au service d'un progrès vers un idéal. Selon la perspective que privilégie l'historien, il y a donc autant d'interprétations de l'histoire, autant de directions, que d'études à son sujet.               3° Penser l'histoire en termes de progrès peut s'avérer porteur d'un danger extrême pour le cours de l'histoire               En dehors du fait que l'idée de progrès peut amener à un appauvrissement de la richesse des événements historiques, ne peut-on pas penser que la barbarie de certains événements historiques rend difficilement justifiable d'interpréter l'histoire à partir de l'idée de progrès ? Ne peut-on même penser que ces barbaries ont pu être commises en se justifiant elles-mêmes par cette idée de progrès, révélant ainsi le caractère dangereux que peut prendre cette idée dans certaines circonstances ? Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Toutes les âmes ont-elles la même nature et le même destin ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/6383.htm NATURE (lat. natura; de nasci, naître) Terme équivoque qui connaît deux grandes acceptions selon qu'il désigne la nature d'un être ou la nature en général. Désignant la nature d'un être, le terme renvoie d'abord à l'idée d'une existence qui se détermine d'elle-même, sans l'intervention d'une cause étrangère : 1. s'oppose à ce qui résulte de l'art ou de la technique : « La nature est principe dans la chose même » (Aristote); 2. est synonyme d'essence d'un genre dès lors qu'il désigne l'ensemble des propriétés qui le définissent : « La nature d'un gouvernement est ce qui le fait être tel » (Montesquieu); 3. désignant ce qui est inné, s'oppose à l'acquis, c.-à-d. chez l'homme à la culture ; désignant ce qui est spontané, s'oppose à ce qui est réfléchi. Désignant la nature en général, le terme renvoie à l'idée d'un ensemble organisé et régi par des lois : 1. ainsi la nature comme ensemble des choses qui présentent un ordre et réalisent des types s'oppose pour Aristote au hasard : « La nature ne fait rien en vain » ; 2. la Nature en tant que s'y exprime une Absolue nécessité s'oppose au Monde - humain soumis à la contingence; 3. la nature où toute cause est elle-même l'effet d'une cause extérieure s'oppose pour Kant à la liberté qui suppose l'autonomie morale de l'agent. DESTIN (lat. destinare, fixer, assujettir) Le destin est assimilé à une puissance providentielle qui par avance aurait déterminé, de façon irréversible, le cours des choses et de l'histoire humaine. L'existence du destin implique l'impuissance des hommes à décider du futur. Destin et liberté sont donc nécessairement contradictoires ( fatalisme; à ne pas confondre avec déterminisme). Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT L'histoire peut-elle obéir à un déterminisme ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/4538.htm 2) Dès lors, la connaissance des causes permet la prévision des effets, donc l'action. En permettant d'agir sur les causes, la connaissance du déterminisme permet de maîtriser la nature: c'est là le rôle de la technique.«Pour le physicien, il y a déterminisme lorsque la connaissance d'un certain nombre de faits observés, à l'instant présent ou aux instants antérieurs, jointe à la connaissance de certaines lois de la nature, lui permet de prévoir rigoureusement que tel ou tel phénomène observable aura lieu à telle époque postérieure.» (Louis de Broglie, physicien). HistoireDu grec historia, « enquête ». Ce mot recouvre principalement deux significations, que la langue allemande distingue : le devenir historique lui-même, comme ensemble d'événements (Geschichte), et la connaissance du passé que l'historien essaie de constituer (Historie).La première signification pose le problème du sens et de la finalité de l'histoire ; la seconde, celui de la scientificité de la discipline de l'historien.Le matérialisme historique de Marx se proposait d'expliquer scientifiquement l'évolution des sociétés humaines au même titre que la théorie de Darwin explique celle des espèces vivantes. Mais, selon le philosophe Karl Popper, ce projet repose sur une méconnaissance de la science véritable. Popper avance que la science ne peut pas effectuer des prédictions absolues du genre de celles par lesquelles Marx annonçait qu'à la suite de l'esclavage, du féodalisme et du capitalisme, le prochain stade de l'histoire serait le socialisme. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Un souvenir est-il la simple reviviscence d'un état antérieur de la conscience ou la reconstruction intellectuelle de cet état ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/8431.htm INTRODUCTION. - Pour le sens commun, nous revivons le passé. Pour certains psychologues, au contraire, nous ne pouvons que le reconstruire, et c'est à cela que se réduit le pouvoir de la mémoire. A laquelle de ces deux conceptions nous arrêterons-nous ? A. Il est des souvenirs qui semblent n'être qu'une reviviscence du passé. Exposer un exemple de souvenir de cette sorte, en marquant sa spontanéité, sa vivacité ou sa vitalité, son caractère concret et précis. B. Il en est d'autres qui paraissent ne résulter que d'une construction intellectuelle. Donner un exemple : quand ai-je rencontré Pierre pour la première fois ? Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Ordre et désordre http://www.aide-en-philo.com/dissertations/11553.htm  » Edgar Morin, Science avec conscience * Mais la raison humaine elle-même pose cette question de l'ordre et du désordre : la pensée logique et rationnelle émerge sur un fond de confusion et d'ignorance, ignorance à son propre égard également (l'inconscient). C'est parce qu'il y a ce fond de désordre que la pensée doit produire l'ordre : ordre en elle-même, contre la déraison ; ordre dans le monde, contre l'incompréhension et la peur d'un monde désordonné et privé de logique. * Ainsi, s'il y a ordre, c'est qu'on ne peut le concevoir que par rapport à la conscience du désordre, et l'ordre n'est peut-être qu'une autre facette du désordre, facette travaillée par la pensée. III – L'ordre et le désordre : un lien dialectique et non d'opposition             1. Contre la hiérarchie de l'ordre et du désordre * La conception qui veut que ces deux notions s'opposent repose sur une hiérarchie de valeur, l'ordre étant bon et le désordre mauvais. Si l'on conçoit au contraire qu'ils sont plutôt imbriqués, et que le désordre n'est pas synonyme d'erreur mais peut également être une vérité (le monde est désordre), on peut renverser cette opposition. Dans cette perspective, l'idée de l'ordre comme valeur supérieure est une illusion d'origine morale et qui ne reflète pas la réalité. * « Il y a des cerveaux systématiques qui tiennent un système d'idées pour plus vrai s'il se laisse ranger dans des cadres ou des tables de catégories tracés d'avance. Les illusions dans ce domaine sont innombrables ; presque tous les grands « systèmes » s'y réfèrent. Mais le préjugé foncier est de croire que l'ordre, la clarté, la méthode doivent tenir à l'être vrai des choses, alors qu'au contraire le désordre, le chaos, l'imprévu n'apparaissent que dans un monde faux ou insuffisamment connu – bref, sont une erreur ; c'est là un préjugé moral, qui vient de ce que l'homme sincère, digne de confiance, est un homme d'ordre, de principes, et a coutume d'être, somme toute, un être prévisible et pédantesque. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Le développement technique transforme-t-il réellement l'homme ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/2372.htm Doit-on considérer que la technique est une manière, pour les hommes, d'accomplir leur nature ou au contraire, qu'elle modifie tellement les hommes, qu'ils changent de nature selon les moments de son développement ? III - UNE DEMARCHE POSSIBLEA - LA TECHNIQUE COMME ACCOMPLISSEMENT DE LA NATURE ? La technique est souvent présentée soit comme un facteur indiscutable des progrès des hommes, soit comme un facteur de destruction et de déséquilibre. Comment expliquer ce paradoxe ? Il peut s'agir dans les deux cas d'un préjugé qui reste ici à discuter : dans le premier cas, la technique serait une manière pour l'homme de rompre avec la nature ; dans le second cas, une manière de nourrir une nostalgie d'un état de nature idéal mais peu réaliste. On comprend, dès lors, que le sujet nous demande de remettre en cause ces deux positions. Dire que la technique est indispensable aux développements de l'humanité ne signifie pas que celle-ci soit sacrifiée sur l'autel de l'outil ou de la machine. L'argument d'un prolongement de la nature par la technique permet d'échapper à la frayeur qu'elle peut suggérer. Aristote, par exemple, montre que l'outil est le prolongement naturel de la main et qu'à ce titre, il permet à la nature de s'accomplir réellement. Sans cela, la nature resterait imparfaite parce qu'elle ne pourrait pas accomplir ses FINS : On appelle "fins" les idéaux qui donnent sens et valeur à l'existence. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT La responsabilité morale et politique envers autrui ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/4004.htm Par conséquent, la maxime qui me pousse à faire une fausse promesse, « du moment qu'elle serait érigée en loi universelle se détruirait nécessairement elle-même ».Le principe de la morale ne réside donc pas, comme chez Aristote, dans la fin suprême qui est le bonheur, mais dans l'établissement par soi-même des FINS : On appelle "fins" les idéaux qui donnent sens et valeur à l'existence. Le bonheur (terrestre), la béatitude (céleste), la liberté sont des fins possibles. L'idéal fait vivre, mais il est parfois si fortement ressenti qu'on peut sacrifier pour lui sa vie. fins : « Notre volonté propre, supposé qu'elle n'agisse que sous la condition d'une législation universelle rendue possible par ses maximes, cette volonté idéale qui peut être la nôtre, est l'objet propre du respect, et la dignité de l'humanité consiste précisément dans cette faculté qu'elle a d'établir des lois universelles, à la condition toutefois d'être en même temps soumise elle-même à cette législation. »Chacun de nous peut toujours choisir de telle sorte que les maximes de ses choix soient comprises en même temps comme lois universelles dans ce même acte de vouloir. Tout homme se trouve ainsi soumis à des obligations ultimes et est responsable devant lui-même et devant autrui de leur reconnaissance. Tout homme doit avoir conscience, en choisissant et en agissant, de légiférer pour tous.On a objecté à Kant que faire son devoir sans se préoccuper de ce que les autres sont susceptibles de faire est irresponsable. Supposons que des assassins me demandent si mon ami qu'ils poursuivent n'est pas réfugié dans ma maison et que je ne puisse éviter de répondre par oui ou par non. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Mesurer le temps du travail n'est-ce pas soumettre à la mesure l'homme qui travaille ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/100081.htm Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Les mots nous éloignent-ils des choses ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/10570.htm ·         Pour autant, la connaissance par la sensation est limitée. Nous savons qu'il y a quelque chose, sans pour autant savoir ce qu'est cette chose. ·         Ce qui manque à la chose pour se faire réellement connaitre par l'homme réside dans le mot : il définit la chose. ·         Le langage permet en effet à l'homme de fixer sa pensée et de signifier. Si la chose se fait connaitre par la sensation, cette connaissance est juste informative. Le corps prend connaissance de l'existence de cette chose, à la pensée alors de la définir. ·         Aussi, quelque soit la position que l'on puisse adopter vis-à-vis des choses, il faut admettre que la connaissance que nous en avons est nulle en terme définitionnelle tant que les mots ne traduisent pas ce qu'elle est. On ne définit alors une chose non par ce que l'on en ressent mais par ce que l'on en dit.   2.      Le mot, principe de connaissance ? Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT L'homme doit-il chercher son bonheur hors du quotidien ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/6664.htm Ce sont trois conceptions de l'articulation du bonheur à la moralité. La première situe le bonheur dans le besoin du monde, la seconde dans l'indépendance du monde. Pour l'une, le bonheur est le Bien, pour l'autre, c'est la vertu. Chaque sagesse définit le bonheur selon ses critères propres. Le problème de ces conceptions dites eudémonistes (le Bien est la finalité de l'existence humaine) est qu'elles font du bonheur leur point central alors que l'on peut jamais attester son existence.   - S'il n'y a pas de guide pratique pour heureux ou de démonstration mathématique du bonheur, c'est que la recherche du bonheur est incertaine. Le bonheur s'expérimente toujours individuellement. Il n'y a donc pas de loi pour régir le bonheur. Il est nécessaire de subordonner le bonheur à la moralité et non l'inverse, écrit Emmanuel Kant.   - C'est la loi morale me commande de faire le Bien. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Pourquoi travailler ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/2915.htm Bonheur, parce que le fait de disposer de biens matériels nombreux permet à l'homme de se détacher de sa dépendance immédiate à l'égard de la nature. L'animal, lui, ne peut que s'adapter plus ou moins bien, et en quelque sorte pauvrement , à ce que peut lui offrir la nature (cf. la disparition de certaines espèces). De plus, la qualité de la vie change : l'homme découvre des jouissances qui ne sont plus platement naturelles. Liberté ensuite, parce que si les richesses augmentent, la rivalité des hommes diminue, à condition que la distribution sociale des richesses soit équitable . Cependant, il y a un revers de la médaille. Plus les hommes inventent de nouveaux produits, de moins en moins naturels, plus ils se croient perdus si ces produits viennent à manquer. D'où une misère psychologique constante, même chez ceux qui ont le plus de biens. De plus, l'organisation politique de la société, loin de chercher à corriger les inégalités de richesse, s'emploie au contraire, sous des formes toujours nouvelles, à maintenir la propriété privée des biens, sans se préoccuper de la différence des individus à cet égard. D'où la misère matérielle. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT La mécanisation peut-elle dénaturer le travail des hommes ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/2548.htm L'homme est ainsi défini comme étant un « homo faber » (l'homme fabricateur d'outils). Et le fait de fabriquer souligne pour Bergson l'intelligence humaine (L'évolution créatrice). Aristote déjà montrait que la « technè » est une « disposition tournée vers la création », et « accompagné de raison », ce qui l'oppose aux animaux (cf. Ethique à Nicomaque, VI, 4).      b. L'outil sera ainsi la traduction matérielle de l'intelligence de l'homme : « Ce n'est pas parce qu'il a des mains que l'homme est le plus intelligent des êtres, mais c'est parce qu'il est le plus intelligent qu'il a des mains » (Aristote, Les parties des animaux). L'outil, ou l'objet conçu et fabriqué par l'homme pour exécuter son travail, est considéré comme un prolongement naturel de la main. Mais la véritable innovation est la machine, puisqu'elle a un fonctionnement autonome, et peut ainsi remplacer l'homme sur de nombreuses tâches à accomplir. Mais la machine, aussi « intelligente » soit-elle, reste dépendante de l'homme : elle ne se fabrique ni ne se répare elle-même. Alors la capacité de fabriquer des outils ou des machines apparaît, au même titre que le langage, comme indissociable de l'humanité : « le progrès technique est lié au progrès des symboles techniques du langage » (Leroi-Gourhan, Le geste et la parole). Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Le langage peut-il éviter la violence ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/17601.htm VIOLENCE (lat. vis, force, violence) Gén. Force impétueuse au propre comme au figuré. Phi. pol. Emploi illégitime ou du moins illégal de la force. L'application du droit par la force n'est pas à proprement parler une violence (on évoque ainsi la violence policière quand les forces de police bafouent le droit au lieu de le faire appliquer). L'expression de « violence légitime » semble donc paradoxale. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT L'ordre politique dérive-t-il de l'ordre économique ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/6306.htm POLITIQUE (gr. polis, cité) Hannah Arendt, commentant Aristote, distingue le politique qui est l'espace public (polis), commun à tous les citoyens, lieu où chacun délibère en vue de l'intérêt général, de la politique qui est l'art de délimiter cet espace et de conserver son intégrité. Cette distinction révèle l'essence du politique. S'il faut en effet protéger cet espace, c'est que le politique risque toujours d'être corrompu par le non-politique, par ces intérêts privés que sont les intérêts économiques. Ainsi, l'antagonisme des volontés partitique est en puissance l'espace de la raison, il est en fait le lieu où s'affrontent les passions qui naissent des différences sociales entre les hommes. Le politique est donc moins une réalité effective qu'une tâche infinie et impossible en raison des effets déviants de l'économique sur le politique, du privé sur le public. Il est par essence une valeur , la limite idéale vers laquelle tend la vie sociale. La citoyenneté, alors, est elle-même une conquête qui requiert le désintéressement et cette ferme volonté de résister aux pressions de l'intérêt privé qu'on appelle la vertu ou esprit civique et qu'on exige de chacun, vertu dont l'abandon, si l'on en croit Montesquieu, signale la mort des républiques. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Peut-on prouve l'existence du monde extérieur ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/6258.htm EXISTENCE (lat. existere, sortir de, s'élever de) Gén. Le fait d'être. En ce sens existence s'oppose à néant (il y a quelque chose plutôt que rien) et à essence. Exist. L'opposition de l'existence et de l'essence est, pour l'existentialisme, fondamentale. En effet, ek-sistere, c'est être en dehors de soi-même, en quête de soi. C'est précisément, selon Sartre, ne pas avoir de nature a priori , ne pas savoir à l'avance ce qu'on est, chercher ce que l'on veut être. Alors que les choses sont conçues avant d'exister, ont une essence avant d'avoir une existence, l'homme est libre de se choisir (en lui « l'existence précède l'essence »). L'angoisse fondamentale de l'existence n'est donc pas celle du néant qui s'exprime dans Hamlet (« être ou ne pas être »). Elle est plutôt pour chacun celle du sens qu'il lui revient de donner à sa vie, d'une essence à construire sans aide et sans appui. MONDE (lat. mundus, monde) Gén. Désigne d'abord un système bien ordonné. Puis simplement la Terre. Enfin, l'Univers tout entier. Méta. Ensemble de tout ce qui existe dans l'espace et dans le temps. Pour Kant, le monde est une des trois Idées de la raison pure (comme l'âme et Dieu ). En effet, l'Idée de monde dépasse le champ de toute Expérience possible si bien qu'on peut aussi bien affirmer que le monde est fini ou infini. antinomie. Exist. Horizon de sens pour la conscience. Le monde est d'abord pour l'homme l'horizon de son action, avant d'être objet de connaissance : il est dans le monde et non face au monde. PEUT-ON : Ce genre de sujet interroge sur la capacité, la faculté, la possibilité de faire ou de ne pas faire quelque chose, d'être ou de ne pas être. Il faudra distinguer la possibilité technique et la possibilité morale. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Nos désirs dépendent-ils de nos opinions? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/12524.htm OPINION (lat. opinio, croyance, opinion) Gén. Manière de juger ou expression d'un jugement non réfléchi et incertain. Celui qui émet une opinion pense qu'il dit vrai tout en admettant qu'il peut se tromper. Ainsi, opinion se distingue de foi et de savoir. Soc. Opinion publique désigne un jugement collectif qui n'implique pas toujours la conscience d'une incertitude. Pensée dominante souvent conditionnée par le conformisme. Phi. Les Grecs, en particulier Platon, opposent Doxa (opinion)et Epistèmè (science). Donner son opinion, c'est dire ce que l'on pense; réfléchir, c'est tenter de savoir pourquoi l'on pense ce que l'on pense : fonder son opinion en raison, la légitimer. DÉSIR (lat. de-siderare, regretter l'absence d'un astre -sidus) Désirer, c'est tendre consciemment vers ce que l'on aimerait posséder. Le désir est conscience d'un manque. Comme conscience, il est le propre de l'homme dans la mesure où seul celui-ci est capable de représentations intellectuelles (l'animal a des besoins»). « Le désir est l'idée d'un bien que l'on ne possède pas mais que l'on espère posséder » (Malebranche). Comme manque, il est aussi spécifiquement humain dans la mesure où ne manque jamais que ce qu'on a le souvenir d'avoir possédé et le regret d'avoir perdu. Le désir se définit donc paradoxalement comme nostalgie, en son essence insatisfait; impossible espoir de retrouver ce qui appartient à un passé révolu. Le désir, en définitive, se nourrit du fantasme de ressusciter le bonheur enfui : il est une impuissante révolte contre l'irréversible. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Le développement des techniques nous donne-t-il plus de liberté ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/395.htm D'une part, Marx s'y montre plus proche d'une réflexion proprement politique, qui passera ensuite au second plan (ou se verra réélaborée après les analyses économiques du « Capital »). D'autre part, Marx y est encore tributaire d'une lecture essentialiste, moins historienne que par la suite. C'est ainsi qu'il prétend définir une essence du travail qui se voit pervertie par les formes modernes de production.Marx est alors très marqué par un passage de la « Phénoménologie de l'esprit » de Hegel, la dialectique du maître & de l'esclave. Dans ce mouvement, qui fait suite à l'épisode de la lutte à mort pour la reconnaissance, Hegel montre que la libération véritable de l'humanité ne vient pas du maître, qui ne domine que symboliquement le monde, mais de l'esclave. C'est par la discipline qu'impose le travail que l'homme s'éduque et domine, réellement cette fois, la matière.Si le travail, qui est humain, devient animal, c'est tout d'abord que seul l ‘homme, au sens propre, travaille. Certes, certains animaux « fabriquent » ; castors, abeilles « construisent ». Mais cette activité est instinctive, la règle de construction est, si l'on veut, donnée par la nature. Le travail spécifiquement humain est tout autre. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Des cultures différentes font-elles des humanités différentes ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/3473.htm Les Grecs, qui se concevaient eux-mêmes comme hautement « civilisés », rejetaient tous les non-Grecs (ce qui signifiait d'abord tous ceux qui n'avaient pas le bonheur de pratiquer leur langue), dans la « barbarie » - qui ne valait guère mieux, comme l'indique son étymologie, que l'animalité. Ultérieurement, on remplaça peu à peu la « barbarie » par la « sauvagerie », mais le « sauvage », individu ainsi nommé par référence à la « forêt » où il était censé vivre, n'était toujours pas un homme authentique. Il lui manquait trop évidemment ce qui caractérisait le civilisé européen : le baptême ou la peau blanche (ce qui était bien complémentaire, puisqu'on put se demander si les êtres de peau noire avaient seulement une âme), l'organisation politique centralisée autour d'un pouvoir monarchique, la famille telle qu'on la concevait en Europe, le travail comme on l'y avait organisé socialement, etc.On qualifie d'ethnocentrique cette vision qui survalorise le milieu culturel auquel on appartient, mais c'est pour constater qu'en fait, elle est universelle. Lorsque les Espagnols rencontrent les Indiens d'Amérique du Sud, la reconnaissance de l'humanité de l'autre fait problème des deux côtés : si les Indiens sont visiblement des « sauvages » (bien qu'ils vivent assez peu dans les forêts et que l'Empire inca fût un modèle d'administration...) et des païens qu'il s'agit de christianiser d'urgence et de force, les Espagnols sont plutôt perçus comme des dieux étrangers, en raison de leurs chevaux ou de leur armement. L'ethnocentrisme a pu ainsi se manifester dans pratiquement tous les contacts entre cultures différentes, et bon nombre d'ethnies africaines doivent leur nom aux conquérants arabes, pour lesquels ils étaient d'abord des « païens ». Dans ces conditions, la « supériorité » matérielle, celle qui permet au conquérant de s'imposer par la force et les armes, paraît confirmer qu'il y a bien d'un côté des hommes et de l'autre une sous-humanité, ou une animalité, ou encore « de grands enfants », dans tous les cas des êtres sous-développés qu'il s'agit de transformer (par le travail obligatoire, la religion imposée et la modification des coutumes) pour les rapprocher de l'humanité véritable, dont le conquérant fournit le seul modèle concevable. Ethnocentrisme et hiérarchisation des cultures vont ainsi de pair. [II. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Le langage est-il source de fusion ou de confusion pour les hommes ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/17584.htm HOMME Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Connaissance et maîtrise du désir ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/4038.htm La nature du désirDans Philèbe, Platon analyse le désir sur le modèle de la faim et de la soif. Éprouver l'une ou l'autre de ces affections, c'est éprouver un vide. C'est en tant qu'il ressent un vide que le sujet ou l'âme désire. Autrement dit, c'est par l'introduction du manque que le désir vient à l'être. Ainsi, si la soif est un désir, elle n'est pas tant un désir de boisson que d'une réplétion causée par la boisson : « Celui d'entre nous qui est vide désire le contraire de l'état dans lequel il se trouve : étant vide, il souhaite en effet de se remplir.».Ce que vise le désir, c'est donc moins l'objet que l'état. Autrement dit, le désir se porte sur l'objet en tant que ce dernier est capable de restaurer l'état perdu et recherché. On ne boit pas pour boire, pour le plaisir que procure la boisson, mais pour mettre fin à une absence de liquide dans le corps, c'est-à-dire à un état de déshydratation.L'objet du désir n'est donc qu'un moyen et ne saurait être la fin. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT La justice suppose-t-elle l'égalité ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/1522.htm Comme l'a vu Platon, c'est la vertu toute entière. Mais en un sens plus spécial, c'est elle qui préside aux partages (justice « distributive ») ; c'est elle aussi qui redresse (justice « réparatrice ») ce qui a été faussé lorsqu'un tort a été causé ; enfin elle intervient pour régler les échanges et les transactions commerciales. La justice distributive préside à la répartition des charges, des biens et des honneurs dans la cité. Elle ne procède pas selon l'égalité arithmétique, car elle tient compte des inégalités effectives de mérite. Le juste, alors, est proportionnel aux services rendus et aux qualités manifestées par les membres de la communauté politique, à leur degré de participation à la réalisation du bien commun (Éthique à Nicomaque, V, 5, 1130 b 30). En revanche la justice réparatrice ou corrective repose sur la stricte égalité. On ne demandera pas si l'homme qui a subi un préjudice est un misérable et s'il a été lésé par un homme de bien. Ici, la justice doit procéder au rétablissement d'une égalité que le délit (vol, coup, meurtre) a rompue ; le jugement ne fait pas acception des personnes. Il ne s'agit pas de considérer la qualité des parties, mais le délit. Or le code ne s'applique pas tout seul ; il faut, pour appliquer l'universalité de la loi à la singularité du cas, l'acte de juger, de rectifier (selon l'image implicite du droit) en tenant compte des circonstances, en appréciant. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT La représentation de la réalité dans l'art est-elle illusoire ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/17079.htm ILLUSION (lat. illusio, tromperie; illudere, se jouer) Gén. apparence trompeuse. Perception fausse qui naît d'une mauvaise interprétation des données sensorielles (percevoir comme brisé un bâton à demi plongé dans l'eau). Il convient donc de distinguer erreur et illusion, puisque l'erreur est l'effet d'un jugement porté à partir du témoignage des sens et peut être dissipée dans la mesure où nous en sommes responsables, alors que l'illusion persiste toujours (ex. des illusions des sens) sans pour autant nous induire en erreur. Crit. Kant appelle illusion ou apparence transcendantale l'illusion produite par la raison quand elle prétend dépasser le champ de l'Expérience et qu'elle confond les principes subjectifs de la connaissance, relatifs à notre constitution, avec les principes objectifs des choses en soi. ART (lat. ars, habileté, talent, savoir-faire) Soit syn. de technique, ou savoir-faire constitué d'un ensemble de procédés visant un résultat pratique (ex. des arts et métiers), soit syn. de beaux-arts, terme qui désigne la pratique artistique en tant qu'elle produit une oeuvre incarnant la beauté selon des règles propres au génie de son auteur. Dans le premier cas, « art »," se distingue de science et de nature. Dans le second, « art » se distingue depuis le xviiie siècle d'artisanat. Réalité / Réel: Réalité: * Caractère de ce qui a une existence concrète, par opposition aux apparences, aux illusions ou aux fictions de notre imagination. * Ensemble des choses et des faits réels. Réel: * Comme adjectif : qui existe effectivement, et pas seulement à titre d'idée, de représentation ou de mot (exemple : un pouvoir réel). * Comme nom : l'ensemble des choses qui existent, le monde extérieur (synonyme : réalité). REPRÉSENTATION : Action de mettre sous les yeux, le fait d'être à la place, de reproduire. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT La mauvaise conscience est-elle chose bienfaisante ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/112.htm La mauvaise conscience ou la conscience mauvaiseComment peut-on considérer comme chose bienfaisante une conscience tourmentée par la honte et les remords? La mauvaise conscience n'est-elle pas le mal redoutable dont l'homme est frappé depuis qu'il vit dans une société que les contraintes de toutes sortes ont pacifiée? Toute l'agressivité de l'animal, dit Nietzsche, est devenue coupable chez l'homme. Les instincts ne pouvant décharger leur énergie à l'extérieur se sont tournés vers l'intérieur.Tout instinct qui ne trouve pas de débouché naturel, en se réalisant ou en se satisfaisant, est intériorisé. Le psychisme conscient, qui à l'origine devait être faible et de peu d'importance, est constitué par l'intériorisation de cette énergie vacante. Sous l'effet des entraves de la civilisation, la conscience a pu s'accroître et se développer. C'est le propre de toute organisation sociale d'élever ainsi des bastions pour se protéger contre les instincts individuels et primitifs de liberté, en usant tout d'abord du mécanisme de la contrainte, du châtiment et de la récompense. L'homme, qui à l'origine est naturellement un être sauvage, libre et vagabond, se trouve dressé contre lui-même, par l'interdit social qui lui est fait de conduire ses instincts jusqu'à leur terme, en allant jusqu'au bout de ses propres pulsions. Lorsque sa propre liberté lui est ainsi confisquée et dérobée, peut naître la mauvaise conscience, soit le sentiment de rancoeur, de cruauté, de persécution. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT la matière peut-elle sufir à expliquer la nature des choses ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/100803.htm la matière peut-elle sufire à expliquer la nature des choses Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Comment connaissons-nous autrui ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/4083.htm AUTRE / AUTRUI : 1) Comme Adjectif, différent, dissemblable. 2) comme Nom, toute conscience qui n'est pas moi. 3) Autrui: Tout homme par rapport à moi, alter ego: "Autrui, c'est l'autre, c'est-à-dire ce moi (ego) qui n'est pas moi (alter)." (Sartre). Les autres hommes, mon prochain. C' est à la fois l'autre et le même (mon semblable, un moi autre, une personne). Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT l'homme a émit et émet encore le désir de revenir à une vie naturelle. ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/18102.htm HOMME Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. NATURE (lat. natura; de nasci, naître) Terme équivoque qui connaît deux grandes acceptions selon qu'il désigne la nature d'un être ou la nature en général. Désignant la nature d'un être, le terme renvoie d'abord à l'idée d'une existence qui se détermine d'elle-même, sans l'intervention d'une cause étrangère : 1. s'oppose à ce qui résulte de l'art ou de la technique : « La nature est principe dans la chose même » (Aristote); 2. est synonyme d'essence d'un genre dès lors qu'il désigne l'ensemble des propriétés qui le définissent : « La nature d'un gouvernement est ce qui le fait être tel » (Montesquieu); 3. désignant ce qui est inné, s'oppose à l'acquis, c.-à-d. chez l'homme à la culture ; désignant ce qui est spontané, s'oppose à ce qui est réfléchi. Désignant la nature en général, le terme renvoie à l'idée d'un ensemble organisé et régi par des lois : 1. ainsi la nature comme ensemble des choses qui présentent un ordre et réalisent des types s'oppose pour Aristote au hasard : « La nature ne fait rien en vain » ; 2. la Nature en tant que s'y exprime une Absolue nécessité s'oppose au Monde - humain soumis à la contingence; 3. la nature où toute cause est elle-même l'effet d'une cause extérieure s'oppose pour Kant à la liberté qui suppose l'autonomie morale de l'agent. DÉSIR (lat. de-siderare, regretter l'absence d'un astre -sidus) Désirer, c'est tendre consciemment vers ce que l'on aimerait posséder. Le désir est conscience d'un manque. Comme conscience, il est le propre de l'homme dans la mesure où seul celui-ci est capable de représentations intellectuelles (l'animal a des besoins»). « Le désir est l'idée d'un bien que l'on ne possède pas mais que l'on espère posséder » (Malebranche). Comme manque, il est aussi spécifiquement humain dans la mesure où ne manque jamais que ce qu'on a le souvenir d'avoir possédé et le regret d'avoir perdu. Le désir se définit donc paradoxalement comme nostalgie, en son essence insatisfait; impossible espoir de retrouver ce qui appartient à un passé révolu. Le désir, en définitive, se nourrit du fantasme de ressusciter le bonheur enfui : il est une impuissante révolte contre l'irréversible. NATUREL : Qui concerne la nature,se rapporte à elle ou lui est conforme. Ce qui est naturel s'oppose à ce qui est acquis. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Autrui, médiateur entre moi et moi-même ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/4108.htm C'est que pour Sartre, la source de tout sens, c'est la conscience (le pour-soi). Dès lors, « je dois poser le problème d'autrui à partir de mon être » (p. 300). Dans de telles conditions il n'est pas étonnant que la pluralité des consciences apparaisse comme un véritable scandale. C'est l'analyse du regard qui nous révèle sans doute le mieux ce.rapport conflictuel de moi à autrui. Le regard de l'autre, lorsqu'il se pose sur moi, tend à me nier comme conscience, à m'objectiver, c'est-à-dire à me poser comme objet. Reprenons l'exemple du phénomène de la honte dont nous avons déjà parlé. Sartre analyse le cas de quelqu'un qui, pour une raison ou pour une autre (jalousie, vice, simple curiosité) regarde par le trou de la serrure. Or tout à coup survient une autre personne. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Pour qu'il y ait science, faut-il qu'il y ait recours aux mathématiques ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/5538.htm Quant a la réalité humaine, elle échappe aux équations. Cela ne veut pas dire que biologie et sciences de l'homme n'ont rien de scientifique.]   Il faut distinguer mathématiques formelles et mathématiques appliquées. Les mathématiques formelles ne visent rien d'autre que la recherche pure. Les mathématiques appliquées fournissent des outils au physicien, à l'ingénieur et a tous les scientifiques qui ont affaire a la matière inerte. Or, l'ensemble du réel ne se réduit pas a cette seule matière. Même si, actuellement, la recherche tente de faire entrer les mathématiques dans l'étude du vivant, ce rapprochement n'a pas bouleversé de fond en comble les sciences biologiques. On ne voit toujours pas très bien comment appliquer des calculs mathématiques aux phénomènes de la vie. Le vivant obéit a des principes qui n'appartiennent qu'a lui. Les mathématiques ne sont pas d'un grand secours pour étudier l'homme et sa pensée. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Peut-il y avoir une science de la conscience ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/6586.htm CONSCIENCE Gén. On distingue : Conscience première ou spontanée : impression immédiate (plus ou moins claire) qu'a l'esprit de ses états. Conscience seconde ou réfléchie : capacité proprement humaine de faire retour sur cette première impression. La conscience réfléchie permet l'analyse et le jugement . Par elle, l'homme se constitue comme sujet distinct de ses états psychologiques. La conscience, par cette possibilité de se réfléchir, est donc toujours conscience de soi en même temps que conscience de quelque Mor. La conscience morale est la conscience du Bien et du Mal ; capacité de porter des jugements normatifs (de comparer ce qui est et ce qui doit être). La conscience me dicte mes devoirs et me fait éprouver remords ou satisfaction quant à mes actes passés. « La conscience est la raison pratique représentant à l'homme son devoir. » (Kant) Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Le progrès technique est-il réellement un progrès pour l'humanité? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/11928.htm ) La technique comme potentiel de destruction. Le surarmement, le danger nucléaire, etc., sont de purs produits de la technologie contemporaine, laquelle demeure orientée vers la production d'armes de destruction massive. La technique peut être un instrument le destruction Les guerres du XXe siècle, la bombe atomique d'Hiroshima, ont démontré que la technique pouvait aussi être utilisée comme un instrument de mort et de destruction. Oswald Spengler souligne le caractère ambivalent de la technique: elle permet à l'homme de mieux vivre mais, en se substituant à la pensée, elle entraîne son déclin. Les philosophes de l'école de Francfort )comme Adorno, Horkheimer et Marcuse) poursuivent ces analyses en faisant la critique de la raison instrumentale et du mythe du progrès. Il y a certes évolution de la technique, mais peut-être comme «progresse» un incendie ou une maladie... L'usage de la technique doit être réglementé par l'éthique 1. L'intérêt pour les moyens ou le progrès en lui-même, supplante l'examen des fins, de la finalité et de l'usage possible de la technique (Kant et Ellul). 2. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Le besoin de justice n'exprime-t-il que la jalousie des déshérités ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/5996.htm Car, ce qui plaît aux faibles, c'est d'avoir l'air d'être égaux à de tels hommes, alors qu'ils leur sont inférieurs.Et quand on dit qu'il est injuste, qu'il est vilain, de vouloir avoir plus que la plupart des gens, on s'exprime en se référant à la loi. Or, au contraire, il est évident, selon moi, que la justice consiste en ce que le meilleur ait plus que le moins bon et le plus fort plus que le moins fort. Partout il en est ainsi, c'est ce que la nature enseigne, chez toutes les espèces animales, chez toutes les races humaines et dans toutes les cités !Si le plus fort domine le moins fort et s'il est supérieur à lui, c'est là le signe que c'est juste.De quelle justice Xerxès s'est-il servi lorsque avec son armée il attaqua la Grèce (1), ou son père quand il fit la guerre aux Scythes ? Et encore, ce sont là deux cas parmi des milliers d'autres à citer ! Eh bien, Xerxès et son père ont agi, j'en suis sûr, conformément à la nature du droit - c'est-à-dire conformément à la loi, oui, par Zeus, à la loi de la nature -, mais ils n'ont certainement pas agi en respectant la loi que nous établissons, nous !Chez nous, les êtres les meilleurs et les plus forts, nous commençons à les façonner, dès leur plus jeune âge, comme on fait pour dompter les lions ; avec nos formules magiques et nos tours de passe-passe, nous en faisons des esclaves, en leur répétant qu'il faut être égal aux autres et que l'égalité est ce qui est beau et juste. Mais, j'en suis sûr, s'il arrivait qu'un homme eût la nature qu'il faut pour secouer tout ce fatras, le réduire en miettes et s'en délivrer, si cet homme pouvait fouler aux pieds nos grimoires, nos tours de magie, nos enchantements, et aussi toutes nos lois qui sont contraires à la nature - si cet homme, qui était un esclave, se redressait et nous apparaissait comme un maître, alors, à ce moment-là, le droit de la nature brillerait de tout son éclat."PLATON, Gorgias, 483b-484a, trad. Canto, Garnier-Flammarion, 1987, pp. 212-213. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Le travail est-il nécessairement aliénant ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/11074.htm Jean Baudrillard va d'ailleurs plus loin en affirmant que même les loisirs sont investis de la même valeur marchande que le travail. Tout d'abord, le loisir est considéré comme "le temps nécessaire à la reconstitution de la force de travail". En effet, la productivité d'un travailleur sans temps de repos est beaucoup plus faible. D'autre part, et de manière plus profonde, l'aliénation du loisir tient à ce que le temps est devenu une valeur marchande. L'aliénation est "liée à l'impossibilité même de perdre son temps."   C'est l'idéologie qui sous-tend le travail qui importe Aujourd'hui, la place du travail dans la vie d'un individu est reconnue comme fondamentale, et, en même temps, jamais le problème du chômage ne s'est posé avec autant d'importance. Il faut bien comprendre que la valeur du travail dépend de l'époque et de la culture. A l'époque antique, le travail était totalement dénigré et ne concernait que les esclaves. De nos jours, la tendance s'est renversée et c'est ceux qui ne travaillent pas qui sont jugés négativement. En définitive, le travail peut-être aliénant, si les valeurs qui régissent notre monde sont l'efficacité, la productivité et l'argent. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT L'ordre de l'univers suppose-t-il l'existence d'un Dieu créateur ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/6809.htm La création de l'univers peut très bien s'expliquer à partir du calcul de probabilités ou des seules lois de la matière. Il n'est nul besoin d'avoir recours à l'hypothèse d'un Dieu intelligent et créateur.]  L'univers est dû au hasard Pierre Simon de Laplace, mathématicien français surnommé le «Newton de France», chevalier de Lamarck, Philosophie zoologique critique l'hypothèse newtonienne d'un Dieu intelligent. Il montre que la création de l'univers peut s'expliquer par le simple jeu des probabilités. Il n'est donc pas nécessaire que le «premier choc» à partir duquel l'univers s'est formé ait été voulu par un être supérieur. Le monde s'est créé tout seul Emmanuel Kant, dans Histoire générale de la nature et théorie du ciel (1755), complète la cosmologie de Newton en expliquant la formation de l'univers à partir des simples lois de la mécanique. En raison de la force de gravitation, la matière première indéterminée s'est constituée en noyaux autour de zones plus denses, noyaux qui ont formé les premiers corps célestes. Kant admet toutefois un Dieu source de la morale. La gravitation est une propriété de la matière La gravitation universelle peut très bien n'être qu'une propriété de la matière: telle est l'opinion des philosophes matérialistes. Il n'y a donc pas besoin de présupposer l'existence d'un Dieu, bien au contraire. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Peut-on dire qu'il existe une culture technique ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/6073.htm Le travail humain requiert la discipline et la mise en oeuvre de toutes nos capacités intellectuelles & physiques. On ne sépare pas ici la conception du travail de son exécution ; l'esprit se forme en même temps que le corps. Il faudrait ajouter que cette forme d'activité n'est pas séparable de formes de socialisation, du développement du rapport à autrui. Enfin, et il faut insister sur ce point, l'homme peut être fier de son travail dans la mesure où il est bien le sien, cad un objet produit par ses qualités et qui en quelque sorte les objective. A ce que le premier Marx décrit comme une sorte « d'essence » du travail (terme qu'il reniera ensuite, en affinant sa conception de l'histoire, de la technique et des rapports de production), il faut alors opposer les formes modernes de production. Pour comprendre ce que dit Marx, il faut se souvenir que les débuts du capitalisme ont été sauvages ; qu'un théoricien comme Smith écrivait calmement : « Dans les progrès que fait la division du travail, l'occupation de la majeure partie de ceux qui vivent de ce travail, cad de la masse du peuple, se borne à un très petit nombre d'opérations simples [...] Or l'intelligence des hommes se borne nécessairement par leurs occupation ordinaires. Un homme qui passe toute sa vie à faire un petit nombre d'opérations simples [...] n'a pas lieu de développer son intelligence, ni d'exercer son imagination [...] et devient généralement aussi stupide et ignorant qu'il soit possible à une création humaine de la devenir. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT La philosophie est la science qui met fin au règne des certitudes ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/12349.htm Transition : Mais une telle philosophie, qui rendrait tout engagement impossible, ne priverait-elle pas la philosophie de tout sens ?         La philosophie entendue comme « philosophie critique. » a) A quoi nous servirait en effet un philosophe qui ne ferait que soutenir qu'il ne sait rien et qu'il ne veut juger de rien ? En s'abstenant ainsi de tout jugement, il ne ferait que laisser faire ceux qui prétendent savoir, puisque comme le dit l'adage « qui ne dit mot consent ». b) C'est pourquoi Kant nous propose une autre voie. Il élabore une philosophie qui puisse servir d'alternative tant à la philosophie considérée comme science suprême qu'à la philosophie sceptique. Cette philosophie, il la nomme « philosophie critique » et elle consiste à définir les limites de la raison pour que celle-ci avance vers la vérité et ne se perde plus hors d'elle-même. Nous constatons en effet qu'une connaissance certaine est possible : les mathématiques et les sciences physiques fournissent des résultats véraces. Si la raison connaît des échecs, c'est d'après lui parce qu'elle recherche une connaissance de l'absolu. La raison a en effet tendance à dépasser les cadres dans lesquels elle dispose d'un pouvoir de connaître, comme en témoignent les points de vue contraires auxquels elle aboutit. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Empirisme et rationalisme ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/4046.htm A l'opposé de l'empirisme, le rationalisme dogmatique affirme que l'esprit humain possède en lui-même toutes les conditions de son savoir a priori, c'est-à-dire antérieurement à toute expérience. C. L'idéalisme transcendantalL'idéalisme transcendantal de Kant s'oppose aussi bien à l'empirisme qui affirme que toute connaissance vient de l'expérience qu'au rationalisme qui pose qu'on peut connaître en dehors de toute expérience. Si l'expérience est le point de départ de toute connaissance, elle ne nous donne jamais rien qui soit universel et nécessaire. Or connaître c'est utiliser des mots comme « nécessairement », « tous », « toujours » ou même « demain » qui ne dérivent pas de l'expérience même s'ils s'appliquent à elle. Connaître ce n'est pas constater « j'ai vu tant de fois le soleil se lever » mais c'est juger « le soleil se lèvera demain » ou encore « dans des conditions de pression atmosphérique déterminées, l'eau entre nécessairement en ébullition à cent degrés ». Connaître c'est donc dire plus que ce qui est donné dans l'expérience. Kant affirme qu'un tel dépassement est rendu possible grâce à des formes a priori transcendantales, c'est-à-dire à la fois transcendantes (elles ne dérivent pas de l'expérience) et immanentes (elles ne se montrent que dans l'expérience). Il y a les formes a priori de la sensibilité (espace et temps) et les formes a priori de l'entendement (concepts a priori comme, par exemple, le concept de cause). L'objet est donné dans les intuitions sensibles, il est pensé par l'entendement et ses concepts. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT La fonction sociale fait-elle l'homme ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/16751.htm HOMME Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT La science satisfait-elle le désir de connaître ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/17131.htm DÉSIR (lat. de-siderare, regretter l'absence d'un astre -sidus) Désirer, c'est tendre consciemment vers ce que l'on aimerait posséder. Le désir est conscience d'un manque. Comme conscience, il est le propre de l'homme dans la mesure où seul celui-ci est capable de représentations intellectuelles (l'animal a des besoins»). « Le désir est l'idée d'un bien que l'on ne possède pas mais que l'on espère posséder » (Malebranche). Comme manque, il est aussi spécifiquement humain dans la mesure où ne manque jamais que ce qu'on a le souvenir d'avoir possédé et le regret d'avoir perdu. Le désir se définit donc paradoxalement comme nostalgie, en son essence insatisfait; impossible espoir de retrouver ce qui appartient à un passé révolu. Le désir, en définitive, se nourrit du fantasme de ressusciter le bonheur enfui : il est une impuissante révolte contre l'irréversible. CONNAISSANCE (lat. cognoscere, chercher à savoir) Le terme de connaissance désigne d'abord l'acte par lequel la pensée s'efforce de saisir et de définir un objet qui se présente à elle. Il désigne ensuite le savoir résultant de cette action. On oppose principalement croyance et connaissance, non par le degré de certitude éprouvé soit par le sujet qui croit, soit par le sujet qui connaît, mais par le fait que la croyance n'est pas nécessairement fondée en raison, autrement dit n'implique pas nécessairement l'idée de vérité. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Le sentiment de liberté et sa critique ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/3778.htm Ainsi dans Les caves du Vatican, on voit le personnage Lafcadio accomplir un acte « sans raison ni profit », un meurtre immotivé, celui d'Amédée Fleurissoire, rencontré dans un train. Mais, en fait, cet acte a pour but de prouver à Lafcadio sa liberté. Il n'est donc pas gratuit puisqu'il est déterminé par le désir d'accomplir un acte gratuit. En outre, qui peut juger de la gratuité d'un acte sinon celui qui le commet ? Or celui-ci, même s'il a le sentiment intérieur d'agir gratuitement, peut ignorer les véritables déterminations insensibles ou inconscientes de son acte.C'est dans ce sens que Leibniz, dans ses Essais de Théodicée', affirme que la liberté d'indifférence est une pure fiction. Le cas de l'âne de Buridan, dit-il, est une fiction « qui ne saurait avoir lieu dans l'univers, dans l'ordre de la nature ». Il y aura toujours bien des choses « dans l'âne et hors de l'âne, quoiqu'elles ne nous paraissent pas, qui le détermineront à aller d'un côté plutôt que de l'autre ». Il en est de même pour l'homme qui, quoique libre, ce que l'âne n'est pas, ne saurait se trouver dans le « cas d'un parfait équilibre entre deux partis ». Et seul un ange ou Dieu pourrait toujours rendre raison du parti que l'homme a pris, « en assignant une cause ou une raison inclinante qui l'a porté véritablement à le prendre ». Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Le désir de se rendre maître et possesseur de la nature est-il naturel ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/17490.htm NATURE (lat. natura; de nasci, naître) Terme équivoque qui connaît deux grandes acceptions selon qu'il désigne la nature d'un être ou la nature en général. Désignant la nature d'un être, le terme renvoie d'abord à l'idée d'une existence qui se détermine d'elle-même, sans l'intervention d'une cause étrangère : 1. s'oppose à ce qui résulte de l'art ou de la technique : « La nature est principe dans la chose même » (Aristote); 2. est synonyme d'essence d'un genre dès lors qu'il désigne l'ensemble des propriétés qui le définissent : « La nature d'un gouvernement est ce qui le fait être tel » (Montesquieu); 3. désignant ce qui est inné, s'oppose à l'acquis, c.-à-d. chez l'homme à la culture ; désignant ce qui est spontané, s'oppose à ce qui est réfléchi. Désignant la nature en général, le terme renvoie à l'idée d'un ensemble organisé et régi par des lois : 1. ainsi la nature comme ensemble des choses qui présentent un ordre et réalisent des types s'oppose pour Aristote au hasard : « La nature ne fait rien en vain » ; 2. la Nature en tant que s'y exprime une Absolue nécessité s'oppose au Monde - humain soumis à la contingence; 3. la nature où toute cause est elle-même l'effet d'une cause extérieure s'oppose pour Kant à la liberté qui suppose l'autonomie morale de l'agent. DÉSIR (lat. de-siderare, regretter l'absence d'un astre -sidus) Désirer, c'est tendre consciemment vers ce que l'on aimerait posséder. Le désir est conscience d'un manque. Comme conscience, il est le propre de l'homme dans la mesure où seul celui-ci est capable de représentations intellectuelles (l'animal a des besoins»). « Le désir est l'idée d'un bien que l'on ne possède pas mais que l'on espère posséder » (Malebranche). Comme manque, il est aussi spécifiquement humain dans la mesure où ne manque jamais que ce qu'on a le souvenir d'avoir possédé et le regret d'avoir perdu. Le désir se définit donc paradoxalement comme nostalgie, en son essence insatisfait; impossible espoir de retrouver ce qui appartient à un passé révolu. Le désir, en définitive, se nourrit du fantasme de ressusciter le bonheur enfui : il est une impuissante révolte contre l'irréversible. MAÎTRE: Du latin magister, «celui qui est plus » (sous-entendu « que les autres »), « le maître ». Personne qui exerce une autorité, une domination (notamment sur un esclave), un pouvoir. Chez Hegel, la conscience qui, dans la lutte à mort qui l'oppose à une autre conscience, préfère la liberté à la vie et s'affirme dans l'indépendance à l'égard d'autrui (dialectique du maître et de l'esclave). Chez Nietzsche, l'homme vaillant et sans scrupule, qui se moque de la morale du ressentiment. NATUREL : Qui concerne la nature,se rapporte à elle ou lui est conforme. Ce qui est naturel s'oppose à ce qui est acquis. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT L'approche scientifique de la nature implique-t-elle une éthique ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/3927.htm Hiroshima, Tchernobyl, la dévastation dé la terre nous avertissent : pouvons-nous encore avoir confiance dans les capacités de la science ? Le grand biologiste Jacques Monod écrivait déjà dans Le Hasard et la Nécessité (1970) : « L'ancienne alliance est rompue : l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. A lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres ».* L'homme est un individu, minuscule vivant au regard de l'univers, qui a la vanité de vouloir le maîtriser absolument, indépendamment des conséquences. Cette « folie » scientifique suscite aujourd'hui de plus en plus de réactions et les philosophes ne sont plus les seuls à mener campagne contre la technoscience. Des mouvements de citoyens, de plus en plus nombreux, s'organisent. Il s'agit non pas de rejeter la science- ce qui serait absurde - mais d'établir un réel dialogue et d'oser les débats contradictoires entre les scientifiques et les citoyens, non plus un rapport d'experts à « ignares » (nous, les non-scientifiques), mais un rapport de citoyens à citoyens, qui étudient et réfléchissent ensemble sur les décisions à prendre concernant la grande aventure de la vie. C. La question éthique* En effet, il s'agit de ne pas oublier que la nature est toujours un environnement humain, c'est-à-dire pensée à travers une pratique politique et sociale. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT La raison est-elle le meilleur guide pour apprendre a etre heureux ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/17038.htm Il semble donc que notre conduite en tant qu'elle est ordonnée à la raison puisse être seule capable de nous apporter le bonheur. ® L'enjeu ici c'est en réalité une conception du bonheur comme d'une part apprentissage (et donc pas un donné) et d'autre part comme raisonnable. Le bonheur est donc, au même titre que la vérité, une conception de la raison et que seule la raison rend possible. C'est donc l'essence même du bonheur, à travers la question de son apprentissage, qui est ici mise à la question.     Problématique               Est-il légitime d'étendre l'empire de la raison sur le bonheur en la considérant comme le meilleur guide possible si l'on veut apprendre à être heureux, et donc en dernière instance atteindre le bonheur lui-même ? Le bonheur lui-même est-il ordonné à l'exercice et à la conduite conforme à la raison ? Ou appartient-il à une toute autre faculté ? La seule raison suffit-elle à nous mettre sur des railles assurées vers le bonheur ?     Plan       I-                   La raison comme meilleur guide possible dans la recherche du bonheur   ·         La raison en tant qu'elle est ordonnée à la recherche de la vérité paraît en effet être la voie la plus fiable pour atteindre le bonheur en tant que ce dernier s'épanouit pleinement dans la connaissance du monde et de soi. La raison humaine, en effet, cherche indéfiniment la vérité, la sagesse, en tant que telle, constitue l'achèvement de cette recherche en tant qu'elle est paix de la raison avec elle-même : la raison, en tant qu'elle conduit à la sagesse, semble le meilleur guide pour apprendre à être heureux et a fortiori à trouver le vrai bonheur. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT l'existence ne suscite t-elle que la nausée ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/18029.htm Introduction   -L'existence, c'est le pur fait d'être, c'est donc l'injustifiable par excellence. -La nausée constitue un sentiment de dégoût profond, et qui provoque en nous, également, une sensation de vertige. -Sartre nomme "nausée" le sentiment par lequel l'individu prend conscience de l'existence en tant que telle, c'est-à-dire en tant que contingence radicale ; la nausée relève donc d'un sentiment existentiel originel, qui provoque en nous dégoût et vertige. -Or, l'existence se réduit-elle au pur sentiment d'une contingence radicale et irréductible de l'être ? La nausée ne constitue-t-elle pas plutôt une sorte d'expérience originaire à partir de laquelle seulement l'existence peut se dévoiler comme exigence active ?     I. Le pur fait d'être constitue un bien fondamental.   -Thomas d'Aquin (reprenant Aristote) : l'être constitue en soi une perfection, il est le bien comme tel ; l'être, en tant qu'acte, ne peut qu'être un bien. -Rousseau : jouissance du pur fait d'être, de la pure conscience d'exister (Rêveries du promeneur solitaire).     II. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Y a-t-il un critère de liberté ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/12370.htm Le sujet expérimente en lui le libre-arbitre, le pouvoir de faire ou de ne pas faire, sans qu'il ressente de contrainte extérieure qui l'en empêcherait (cf. Méditations métaphysiques, IV).      b. L'homme a une conscience morale, or la morale n'a de sens que s'il y a la liberté. Selon Sartre, parce qu'on est des consciences (des « cogito »), on est toujours responsables. En effet, l'homme juge généralement qu'il est responsable que lorsqu'il agit consciemment et librement. C'est pourquoi on tend à penser qu'un homme aveuglé par ses passions ne serait pas responsable, alors que pour Sartre il l'est : « nous sommes seuls, sans excuses » (L'existentialisme est un humanisme). L'homme, une fois jeté dans le monde, est responsable de tout ce qu'il fait, ainsi, « l'homme est condamné à être libre ». L'homme est responsable de ses passions, de ce qui l'affecte.      c. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Peut-on compter sur la science pour gouverner la société ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/6223.htm SOCIÉTÉ (lat. societas, association, société) Groupe humain organisé selon des institutions culturellement établies. L'expression « société animale » semble impropre dans la mesure où les lois qui régissent les rapports des individu à l'intérieur d'un groupe animal ne sont pas fixées par convention, mais déterminées par l'instinct». De même qu'ils communiquent entre eux par un code invariable et sans équivocité et non par un langage susceptible d'interprétation (de discussion), de même les animaux occupent, à l'intérieur de leur espèce, une place déterminée par les lois infaillibles de la nature. Au contraire, la situation d'un homme au sein d'une société n'est pas naturellement nécessaire mais culturellement contingente. PEUT-ON : Ce genre de sujet interroge sur la capacité, la faculté, la possibilité de faire ou de ne pas faire quelque chose, d'être ou de ne pas être. Il faudra distinguer la possibilité technique et la possibilité morale. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Qu'est-ce que la liberté ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/10646.htm (Descartes) 2- Liberté comme synonyme de libre-arbitre, on prend des décisions d'une façon absolument libre et indépendante de tout mobile et de tout motif prédéterminé.   B- La liberté, en ce sens, peut apparaître comme « liberté d'indifférence » (Descartes)   1- Descartes, lettre à Mesland du 9 février 1645, la liberté d'indifférence : la volonté n'est pas portée, par la connaissance du vrai et du bien, à suivre une manière d'agir, plutôt qu'une autre. 2-Descartes montre que l'expérience de notre liberté nous la présente comme un pouvoir absolu, la volonté est tellement libre de sa nature qu'elle ne peut jamais être contrainte.   C- La liberté opposée  au déterminisme.   1- Libre, l'homme n'est pas déterminé par le besoin, manque vital (manger par exemple), mais peut l'être par le désir, besoin réfléchi (boire de la limonade plutôt que de l'eau) 2- Opposition parmi les philosophes entre les tenants du déterminisme et ceux de la liberté   II- La liberté comme autonomie, capacité de se donner à soi-même sa propre loi   A- La liberté ne serait pas la faculté de choisir n'importe quoi, elle ne serait pas licence.   1- Dans la Méditation 4, à la différence de ce qu'il a pu écrire dans d'autres œuvres, Descartes affirme que nous sommes d'autant plus libres que nous avons de raisons de nous déterminer à un parti. 2-Il pourrait y avoir en ce sens et détermination, et liberté : Leibniz, même si les raisons de nos actes nous échappent, nous n'en sommes pas moins déterminés à tourner à droite plutôt qu'à gauche.   B- C'est surtout Kant qui va montrer la nature du rapport entre déterminisme et liberté   1- Selon lui, ce n'est pas du même point de vue que l'homme peut être dit libre et déterminé. Ce n'est pas parce qu'il y a des causes qui font que nous agissons de telle ou telle manière que nous ne sommes pas libres, ce qui se manifeste notamment du point de vue morale, à travers les actions humaines. 2-La liberté n'est pas alors synonyme de licence : être libre n'est pas être guidé par ses besoins ni par ses désirs. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Une existence peut-elle être démontrée ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/1860.htm La preuve ontologique n'est qu'une misérable tautologie. Pour Kant le concept n'est qu'une possibilité logique mais on ne peut pas conclure de la possibilité logique des concepts à la possibilité réelles des choses. Autrement dit, de l'idée d'un Etre parfait, j'ai bien le droit de conclure à l'idée que l'existence doit lui appartenir, mais nullement à son existence elle-même. Dans la preuve cartésienne, le passage à l'existence, du Logique à l'Ontologique est indu. Le concept est toujours possible quand il n'est pas contradictoire. Ainsi, par exemple, le concept de carré est possible si je ne lui attribue pas deux prédicats contradictoires. A contrario, « poser un triangle en en supprimant les trois angles est contradictoire », mais si je fais disparaître à la fois le triangle et les trois angles, « il n'y a plus là de contradiction ». Il en est exactement de même du concept d'un être absolument nécessaire. Si vous lui ôtez l'existence, vous supprimez la chose avec tous ses prédicats : « Si je supprime le prédicat d'un jugement en même temps que le sujet, il ne peut jamais en résulter une contradiction interne ». Ainsi , pour Kant, l'existence ne peut se constater que par la voie empirique et non par la Raison. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT En quel sens sommes-nous égaux ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/15999.htm ÉGALITÉ (lat. de aequare, aplanir, rendre égal à) Math. Caractère des grandeurs ou quantités substituables l'une à l'autre. Dr. L'égalité de droit ou juridique est le principe selon lequel tous les individu quelles que soient leurs particularités empiriques (naturelles ou culturelles) sont égaux devant la loi. Ainsi, l'identité des droits se fonde sur une identité ontologique entre les hommes (tous les hommes ont la faculté de penser) qui transcende les différences naturelles (sexe, force...) et culturelles (religion, langue...). L'égalité de droit ne se fonde pas sur une égalité de fait : être égal en droit n'est pas être identique en fait. Ce principe suppose une conception universaliste du droit. Tous les hommes en tant qu'hommes se valent : ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. personne. Pol. L'égalité politique est le principe selon lequel « tous les citoyens sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics selon leur capacité » (Déclaration des droits de l'homme, 1789). Les seules différences reconnues ne sont pas celles dont on hérite mais celles qu'on mérite. Soc. L'égalité sociale est le principe selon lequel les avantages sociaux sont répartis en proportion des mérites. Il s'agit de légitimer les différences, non de les nier. équité. SENS (lat. sensus; de sentire, sentir, juger) Mot qui rencontre en français trois grandes acceptions bien distinctes : soit il désigne toutes sortes de facultés, faculté de sentir ou de juger (1), soit il est syn. de signification (2), soit il évoque simplement l'orientation d'un mouvement (3). 1. Terme équivoque qui désigne aussi bien la faculté d'éprouver des sensations (les cinq sens), les sens comme organes récepteurs, la faculté de connaître intuitive (sens intime ou sens intérieur sont alors parfois syn. de conscience), le jugement (comme dans l'expression usuel « à mon sens »), par suite le bon jugement (le bon sens, syn. de raison, ou sens commun), mais aussi le sens moral (la faculté innée de reconnaître intuitivement le bien et le mal, la conscience morale en tant que pouvoir d'appréciation ou de discernement); 2. d'abord, intention de celui qui parle ou agit (ce qu'il veut dire ou se propose de faire, sens d'une phrase ou d'une démarche), puis valeur objective d'un signe, telle qu'elle est fixée par l'usage ou par une convention (acception d'un terme); 3. syn. de direction dans le langage courant (le sens des aiguilles d'une montre). Or, pour l'homme, la question de la signification et de l'orientation se recoupent souvent : ainsi, quand nous cherchons à déterminer le sens de notre existence, nous nous demandons à la fois quelle est sa finalité (en vue de quelle fin agissons-nous ?) et quelle signification lui donner (pourquoi ma vie vaut-elle d'être vécue ?). Les existentialistes ont montré que c'est mon projet (la direction que je lui insuffle librement) qui donne sens à ma vie, qui fait qu'elle signifie quelque chose. De même, la question du sens de l'Histoire pose le double problème de sa direction et de sa signification, c.-à-d. pour les philosophes modernes celui de sa finalité. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Le génie de l'artiste exclut-il tout apprentissage ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/598.htm Le but de l'apprentissage d'un métier manuel est de faire acquérir cette habileté nécessaire, même à ceux qui n'en sont pas naturellement doués. Reste que, à habileté égale, un artisan pourra inventer de beaux objets quand d'autres ne seront capables que de les exécuter, de les reproduire, de les imiter même parfaitement. Même ici, l'habileté, la dextérité manuelle, n'est pas prépondérante : tel artisan ou tel artiste pourra produire des oeuvres supérieures en beauté à celle d'un autre avec une habileté moindre que celle de ce dernier. Or cette aptitude à produire le beau, ce que l'on nomme génie, ne paraît pas, elle, pouvoir s'apprendre. Le génie ne peut s'apprendre. Le génie ne s'enseigne pas. Kant nous fait bien comprendre cette spécificité irréductible du génie en comparant l'artiste au savant : « Newton pouvait non seulement pour lui, mais pour tout autre, décrire clairement, et déterminer pour ses successeurs, les démarches qu'il eut à, faire depuis les premiers éléments de la géométrie, jusqu'à ses grandes et profondes découvertes ; mais aucun Homère, aucun Wieland ne pourrait montrer comment ses idées riches en poésie et pourtant lourdes de pensées surgissent et s'assemblent dans son cerveau, car lui-même ne le sait pas et il ne peut donc l'enseigner à un autre. En matière de science par conséquent il n'y a entre le plus grand inventeur et l'imitateur, l'apprenti le plus laborieux, qu'une différence de degrés, mais il y a une différence spécifique entre lui et celui que la nature a doué pour les beaux-arts ; on ne veut pourtant pas diminuer ces grands hommes auxquels l'humanité doit tout, par rapport à ceux qui par leur talent pour les beaux-arts sont des favoris de la nature. Le talent des premiers consiste à, faire progresser toujours davantage les connaissances, et les avantages pratiques qui en dépendent, comme à instruire les autres dans ces mêmes connaissances et c'est là une grande supériorité sur ceux qui méritent l'honneur d'être appelés des génies ; pour ceux-ci l'art s'arrête quelque part; il a ses limites qu'il ne peut dépasser, qu'il a sans doute atteintes depuis longtemps et qui ne peuvent plus être reculées ; de plus, une telle maîtrise ne peut se communiquer, elle est dispensée directement à chacun par la main de la nature ; elle disparaît donc avec l'un jusqu'à ce que la nature confère à un autre les mêmes dons ; et il ne reste plus à celui-ci que d'avoir un modèle pour laisser se manifester de semblable manière le talent dont il a conscience » (Critique du jugement, § 47, trad. de Joseph Gibelin, Vrin, 1946). Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Une société peut-elle se passer des artistes ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/5450.htm C'est la création qui est sa propre fin, et non sa valeur marchande. C'est en ce sens qu'on qualifie souvent l'art d'inutile. En dépit de leurs similitudes, la technique et l'art se distinguent donc par leur processus et leur finalité. Pour créer, l'artiste met bien en oeuvre une certaine technique. Mais celle-ci ne consiste pas dans l'application d'un savoir préexistant. Inversement, le technicien a l'art et la manière de parvenir à un certain résultat. Mais il doit suivre le « mode d'emploi » et viser l'utilité. L'artiste, parce qu'il crée, invente un nouveau monde, un monde qui échappe aux pesanteurs de la vie de tous les jours. Ainsi que le montre le philosophe Alain, la seule contrainte de l'artiste est de dominer la matière qu'il travaille afin de parvenir à la maîtrise de son art, afin de pouvoir exprimer librement sa sensibilité. L'artiste est toujours un résistant, un engagé L'engagement de l'artiste. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT En quoi consiste le plaisir que procure une oeuvre d'art ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/16013.htm ART (lat. ars, habileté, talent, savoir-faire) Soit syn. de technique, ou savoir-faire constitué d'un ensemble de procédés visant un résultat pratique (ex. des arts et métiers), soit syn. de beaux-arts, terme qui désigne la pratique artistique en tant qu'elle produit une oeuvre incarnant la beauté selon des règles propres au génie de son auteur. Dans le premier cas, « art »," se distingue de science et de nature. Dans le second, « art » se distingue depuis le xviiie siècle d'artisanat. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Les difficultés de communication entre les hommes viennent-elles des imperfections du langage ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/17845.htm HOMME Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. COMMUN Log. Notions communes : notions inscrites dans la raison de tous les hommes, donc universelles. Par ex. : le principe de contradiction. Suivre ce principe, c'est obéir à la raison, donc à soi-même ( autonomie), et non à une règle extérieure. Math. Par notions communes (en grec : koinai ennoiai) Euclide désigne les principes (axiomes, postulats, définitions) qui sont aujourd'hui appelés simplement axiomes. COMMUNAUTÉ Gén. Groupe d'individu réunis par des valeur s et des intérêts communs. Soc. On doit au sociologue allemand contemporain F. Tônnies la distinction explicite de la communauté (Gemeinschaft) et de la société (Gesellschaft). Par Gemeinschaft, il convient d'entendre plutôt la communauté de sang, dont la famille est le modèle, mais aussi les amis et le voisinage. Elle constitue la forme organique de la vie sociale dans la mesure où l'individu s'insère en naissant dans ce tout constitué qui lui préexiste et qu'il ne choisit pas. La société, au contraire, est le produit de la volonté réfléchie de s'associer en vue de l'intérêt, le fruit d'un calcul (relations d'échange et de commerce). Ce tout procède de l'organisation artificielle, volontaire et consciente des parties. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Exiger l'obéissance, est-ce porter atteinte à la liberté? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/10703.htm Bref, je resterai libre.« Tant que les sujets ne sont soumis qu'à de telles conventions, ils n'obéissent à personne, mais seulement à leur propre volonté. »En obéissant à la loi, qui n'est qu'une déclaration de la « volonté générale », je perds ma liberté naturelle de faire tout ce que je veux ou plus précisément tout ce que je peux , étant donné la force des autres qui peuvent s'opposer à mes projets. Mais je gagne précisément une liberté politique, qui me permet à la fois de n'obéir qu'à moi-même (puisque je peux me considérer comme l'auteur de la volonté générale, qui est une partie de MA volonté), et ne pas subir la volonté d'un autre (plus fort, plus rusé, plus riche). « On a beau vouloir confondre l'indépendance et la liberté. Ces deux choses sont si différentes que même elles s'excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qui lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d'autres, et cela ne s'appelle pas un État libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu'à n'être pas soumis à celle d'autrui ; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d'autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c'est obéir. (. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Se connaître soi-même, connaître les autres. Faut-il voir là deux actes indépendants ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/7300.htm La connaissance d'autrui dépend de la connaissance de soi, en ce sens que je suis obligé, pour comprendre les actes d'autrui, de raisonner par analogie, de rechercher dans mon expérience personnelle de la connaissance que j'ai des motifs qui déterminent mes actes, les déterminations des actes de Paul. Si j'avais refusé une cigarette, c'est que... L'interprétation que l'on donne aux actes d'autrui repose sur notre expérience personnelle et subjective à laquelle nous nous référons sans cesse, comme au plus riche champ d'observations que nous connaissions.On ne saurait cependant être trop en garde contre les dangers que présentent une telle méthode. Il est toujours risqué de prêter à autrui les sentiments et les raisons que nous aurions nous-mêmes. Et d'une analogie, voire d'une identité de gestes dans une situation semblable, on ne saurait conclure à une identité de déterminations profondes. Est-ce que je connais Paul, quand j'ai trouvé, moi, une analyse de sa conduite qui me prouve une compréhension; je n'atteins sans doute que le vraisemblable, et l'apport de l'introspection constitue une possibilité de recherche, non de certitude. Lorsque je veux contrôler ma connaissance, je suis de nouveau dans la position d'un observateur.Il découle de ceci que l'introspection ne saurait être suffisante, pour la connaissance d'autrui et qu'il n'est pas possible de se tourner vers soi pour y découvrir tous les hommes. La profonde identité des êtres, le cri du poète « insensé qui crois que je ne suis pas toi » n'a de valeur qu'au prix d'une grande abstraction. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Existe-t-il des vérités morales universelles ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/4797.htm Or, ici, les philosophes établissent, selon Pascal, un faux lien causal et concluent abusivement, de l'impuissance de la raison à déterminer les critères de la justice universelle à sa relativité fondamentale. C'est surtout la coutume qui pousse les hommes à croire de telles choses : « la coutume fait toute l'équité », croit-on, et pour cette seule raison qu'elle a été reçue par les Anciens. Justification de fait et non de droit, et c'est là tout le fondement de son autorité, à savoir l'usage, que Pascal appelle ironiquement « mystique » car il ne se laisse pas argumenter par des discours.De même que le mystique religieux ne peut discourir sur les expériences du divin qu'il éprouve, ceux qui font de la coutume le principe de la justice ne peuvent discourir sur le fondement de cette conception car, en réalité, elle n'en possède pas. Le véritable fondement mystique de la justice est, pour Pascal, celui que nous révèlent les Saintes Écritures de la Bible et, pour les élus, les lumières de la foi. Or la raison humaine est incapable d'atteindre cette vérité qui concerne le coeur, non la raison ni la coutume.     II. Vraie conception de la conscience et de la moralité.A. - Mais une telle conception est celle de la « morale close »; elle n'est pas sans affinité avec le pharisaïsme . Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT L'art peut-il transfigurer le banal ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/100624.htm ·         Aristote, La Poétique : l'art imite la nature tout d'abord dans un désir de connaissance puis par plaisir de contempler des imitations. ·         L'idéal du réalisme : Stendhal :  « un roman : c'est un miroir que l'on promène le long du chemin », c'est-à-dire une fidèle reproduction de la réalité qui rend compte du monde dans lequel on vit. ·         Ainsi, l'art est une copie, un moyen de connaître le réel et sa vérité. Cependant, peut-on vraiment en rester à ce stade réducteur de l'art comme simple imitation, duplicata de la réalité ?   2- De la figuration à la transfiguration : ·         Hegel, L'Esthétique : l'art « idéalise la nature », la beauté artistique est supérieure à la beauté naturelle parce qu'elle est l'incarnation de l'esprit humain et de la liberté. ·         En effet, grâce au travail de l'artiste, la réalité est élevée au niveau de l'idée. Ainsi, l'art donne du sens à ce qui est insignifiant. Il met l'idée dans le sensible. Évolution de la peinture : passage d'un idéal figuratif à un idéal abstrait. L'art moderne : L'art moderne transfigure le banal : des objets ordinaires et quotidiens sont mis en scène de façon à ce devenir dignes d'intérêt. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Etre heureux, est-ce satisfaire tous ses désirs? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/10231.htm Pour  cela il faut éliminer les soucis et les angoisses. Le matérialisme contre les angoisses religieuses.   Une des premières cause d'angoisse chez les humains est, selon Epicure, l'inquiétude religieuse et la superstition. Bien des hommes vivent dans la crainte des dieux. Ils ont peur que leur conduite, leurs désirs ne plaisent pas aux dieux, que ceux-ci jugent leurs actes immoraux ou offensants envers leurs lois et ne se décident à punir sévèrement les pauvres fauteurs, en les écrasant de malheur dès cette vie ou en les châtiant après cette vie. Ils pensent aussi qu'il faut  rendre un culte scrupuleux à ces divinités, leur adresser des prières, des suppliques, leur faire des offrandes afin de se concilier leurs bonnes grâces. Car les dieux sont susceptibles, se vexent pour un rien, et sont parfois même jaloux du bonheur des simples mortels, qu'ils se plaisent alors à ruiner. Toutes ces croyances qui empoisonnent la vie des hommes ne sont que des superstitions et  des fariboles pour Epicure. Pour s'en convaincre, il faut rechercher quels sont les fondements réels des choses, il faut une connaissance métaphysique, cad une science de la totalité du monde. Celle-ci nous révélera  que le principe de toutes choses est la matière, que tout ce qui existe est matériel. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Le bonheur consiste-t-il à ne plus rien désirer? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/10215.htm à Le bonheur serait l'illusion de l'absence de désir. Or, une fois un désir comblé, en survient toujours un autre. Le bonheur en tant qu'absence de désir est une illusion, une attente et existe comme tel. "Le concept du bonheur est un concept si indéterminé, que, malgré le désir qu'a tout homme d'arriver à être heureux, personne ne peut jamais dire en termes précis et cohérents ce que véritablement il veut et il désire... Le bonheur est un idéal, non de la raison, mais de l'imagination." Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs, deuxième section. à cet état de satisfaction complète qui distingue le bonheur du plaisir des sens parce qu'il est toujours accompagné de la certitude de durer semble si difficile à définir qu'on peut le considérer avec Kant comme un idéal de l'imagination plutôt que comme une fin susceptible d'être rationnellement recherchée. Si l'on ne peut définir le bonheur, on ne peut pas l'atteindre. Il existe seulement dans notre imagination. III ] Insuffisance d'une définition négative du bonheur :  Il nous est pourtant impossible de considérer le bonheur comme une simple illusion, car il est en effet le moteur de nos choix. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Les limites de la raison ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/3780.htm ) Un nombre A est la limite d'une série croissante S, si, quel que soit aussi petit que l'on veut, il existe toujours un nombre B appartenant à s, tel que A - B inf .A. L'au-delà du savoir.Dans le domaine de l'étude scientifique des phénomènes, rien ne saurait remplacer la raison et on peut même aller jusqu'à affirmer que «l'inexplicable» n'est qu'un provisoirement inexpliqué. Mais comme Kant l'a montré, la raison est impuissante à rendre compte de l'Être lui-même. Nous ne pouvons connaître la réalité qu'à travers les formes « a priori» de la sensibilité (l'Espace et le Temps), sortes de structures mentales qui sont la condition de notre perception des choses, et les formes « a priori» de l'entendement (catégories). C'est pourquoi, seuls les phénomènes (l'apparaître) nous sont accessibles. Au-delà du savoir, il y a donc un monde des noumènes (choses en soi) qui nous échappe. Lorsque la raison tente de dépasser l'apparence pour essayer d'atteindre l'absolu, elle tombe dans d'inévitables contradictions, antinomies et paralogismes. Une métaphysique est impossible comme science. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT L'histoire est-elle une mémoire collective ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/4532.htm . c'est elle qui fait de la communauté une habitation, un lieu où l'on peut s'installer." "L'histoire, en revanche, s'impose une démarche scientifique ... elle s'impose de prendre une certaine distance à l'égard de l'événement, de traiter les actions et les faits avec le recul nécessaire à l'objectivité ... " "Quand la mémoire parle elle n'argumente pas, elle rappelle." P. Canivez, Eduquer le citoyen coll. Optiques. pages 113 - 114. Hatier. "Les travaux des historiens nous apprennent que les mémoires collectives sont des reconstructions affectives partielles, partiales, voire largement mythiques. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Peut-on penser l'histoire sans affirmer la liberté humaine ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/12139.htm HISTOIRE Gén. Terme équivoque qui désigne à la fois le récit du passé humain, et la réalité historique elle-même, le cours des événements. En ce dernier sens, l'histoire se distingue de la simple évolution car elle suppose plus qu'un changement. Un arbre, par ex., peut croître ou un papillon se métamorphoser, mais ils n'ont pas d'histoire dans la mesure où l'histoire suppose la conscience d'un changement et la possibilité, pour celui qui change, de se représenter la finalité de son évolution en faisant du présent le sens du passé et du futur le sens du présent. Quant au récit, il cesse d'être légendaire pour devenir scientifique dès lors qu'il veut expliquer et non plus simplement raconter en se contentant de recueillir des anecdotes pittoresques. Phi. Les philosophies de l'Histoire posent la question du but poursuivi par les hommes dans l'Histoire, et postulent en même temps que l'Histoire des hommes est celle de leur liberté. Or, si la connaissance du but permet en retour de comprendre la cohérence du processus historique, il semble bien difficile de concilier le double postulat de la rationalité historique et du développement de la liberté. Telle est l'aporie sur laquelle achoppe toute philosophie de l'Histoire. En effet, s'il est possible de dégager par avance une cohérence historique, alors tout se passe comme si l'Histoire était déjà faite, de sorte que l'idée même de liberté humaine se trouve niée. A l'inverse, si l'on suppose que les hommes sont libres, alors il est impossible de saisir le sens d'une Histoire que les hommes font « sans savoir l'histoire qu'ils font » (R. Aron). LIBERTÉ (lat. libertas, condition de l'homme libre) Gén. La liberté au sens primitif s'oppose à l'esclavage et se définit alors négativement comme absence de contrainte extérieure. On appelle ordinairement liberté physique le fait d'agir sans entrave ou de suivre spontanément les lois correspondant à sa nature propre comme le fait une plante qui se développe sans tuteur. Appliquée à l'homme, cette expression semble inadéquate sauf à désigner strictement la possibilité matérielle de faire. Car, pour qu'un homme soit libre, il faut non seulement qu'il puisse matériellement, mais encore qu'il veuille : l'homme peut toujours s'interdire à lui-même de faire ce qu'il peut faire. Mor. État d'un être qui se décide après réflexion, en connaissance de cause, qu'il fasse le bien ou le mal. La liberté, au sens moral, caractérise l'homme en tant qu'être responsable. Ainsi, Kant distingue la volonté libre, qui suppose que celui qui agit sait ce qu'il veut et agit conformément à des raisons qu'il approuve, et l'arbitraire, qui ne suppose pas l'existence de la raison. La liberté morale est donc autonomie, obéissance à la loi de la raison (pouvoir de se déterminer par soi-même) et non soumission aux penchants de la sensibilité». Cependant, la liberté semble ici se confondre avec la Raison. Descartes, au contraire, considérait que la liberté se manifeste déjà dans tout acte de choisir, distinguant ainsi la liberté éclairée (qui sait ce qu'elle veut) de la liberté d'indifférence (définie comme l'indétermination de la volonté relativement à ses objets). On peut toujours choisir entre deux solutions alors même qu'on est indifférent. Pour Descartes, la liberté n'est donc pas toujours responsabilité, mais d'abord libre arbitre qui, en son plus bas degré, se définit comme simple puissance d'agir sans aucune raison ou sans autre cause que l'existence même de cette puissance de choisir arbitrairement. PEUT-ON : Ce genre de sujet interroge sur la capacité, la faculté, la possibilité de faire ou de ne pas faire quelque chose, d'être ou de ne pas être. Il faudra distinguer la possibilité technique et la possibilité morale. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Toute vérité est-elle démontrable ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/12259.htm I - LES TERMES DU SUJETDeux notions du programme apparaissent ici : vérité et démonstration. A - VERITENotion difficile car extrêmement polyvalente : il y a les vérités scientifiques, historiques, religieuses, plus généralement tout ce qui vaut et est reconnu comme vrai en société, indépendamment de sa vérité objective. Il faut aussi penser à la valeur morale de la vérité. B - DÉMONSTRATIONLa démonstration est un mode d'argumentation qui se veut contraignant, irréfutable, s'appuyant sur des règles de logique supposées respectées ou connues de l'interlocuteur ou du lecteur. On pense immédiatement a la démonstration de type mathématique mais tout énoncé qui prétend être vrai prétend aussi, plus ou moins, démontrer quelque chose. La démonstration serait un critère d'objectivité ou de validité d'une proposition. II - L'ANALYSE DU PROBLÈMELe sujet prend la vérité dans son sens le plus large et la soumet à un critère d'examen : la capacité d'être démontrée, c'est-à-dire contraignante, nécessaire, de s'imposer à autrui sans contestation possible.Or quelles sont les vérités démontrables par excellence ? Les vérités mathématiques et les vérités logiques. Il faut donc se demander si toute vérité peut ou doit être démontrable. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Les hommes font-ils librement leur histoire ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/4711.htm Les individus agissent collectivement : c'est l'action révolutionnaire des hommes qui fait l'histoire, une histoire qui se confond avec la libération de l'homme aliéné. Le matérialisme historique part donc des hommes réels, actifs : «Ce n'est pas la conscience qui détermine la vie, c'est la vie qui détermine la conscience » écrit Marx. Au contraire, les idéalistes séparent l'histoire des forces productives, des données physiques, techniques, religieuses, etc. L'homme n'est pas le résultat de circonstances qui le détermineraient absolument, mais, homme d'une époque, il est totalement libre, dans cette époque et en tenant compte de son environnement, de faire l'histoire et son histoire. L'homme est ainsi indissociable de son histoire, tout comme l'histoire est indissociable de l'homme. L'homme construit son histoire en fabriquant sa vie par ses choix. L'histoire n'est pas une réalité indépendante de l'homme. Produit en un certain sens de l'histoire, l'homme est producteur de lui-même. C'est ainsi qu'il peut envisager la liberté de construire l'avenir et de faire l'histoire. Analyse du sujet :   l  Qu'est-ce que faire son histoire ? Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Est-ce s'éloigner d'autrui que de rentrer en soi-même http://www.aide-en-philo.com/dissertations/7840.htm On pourrait sans doute nous objecter le cas de l'orgueilleux : l'opinion exagérément avantageuse qu'il a de lui-même ne vient-elle pas d'un trop habituel repliement sur soi, lequel entraîne une insuffisante ouverture aux autres ? En apparence, peut-être ; mais la réalité semble fort différente : les illusions sur sa valeur personnelle que nourrit l'orgueilleux viennent de ce qu'il méconnaît son moi authentique ; jouant le personnage qu'il croit être mais qu'il n'est pas, il suscite des réactions défavorables ou hostiles à la suite desquelles il en vient à penser que cette antipathie résulte de sa supériorité, et à conclure que, pour lui, la sagesse est de vivre à l'écart de la racaille qui l'entoure. Une véritable rentrée en lui-même lui aurait fait prendre conscience de participer à la commune nature des hommes et l'aurait rapproché de ses semblables. C'est donc pour n'être pas rentré suffisamment en soi qu'il s'est éloigné d'autrui. Quant aux autres - misanthropes ou pessimistes de tempérament, malchanceux que les déceptions ont aigris - c'est parce qu'ils se trouvent coupés de leurs semblables qu'ils se réfugient dans le réduit de leur moi. La rentrée en soi est alors effet et non point cause de l'éloignement en question. II. - ... MAIS CONDITIONNE LE RAPPROCHEMENT DES HOMMES Il ne faut pas croire qu'il suffise, pour rentrer en soi, de s'éloigner des autres physiquement ou moralement, de se désintéresser de leurs affaires et de leurs soucis : l'égoïste qui se barricade dans un home douillet n'y médite guère sur la vie morale, sinon il se convertirait de son égoïsme. On se tromperait aussi en jugeant impossible de rentrer en soi tout en continuant à s'intéresser aux autres et à entretenir avec eux des rapports fraternels : dans ces relations, je puis ne pas me perdre de vue ; il est même bon que je reste attentif à moi pour rester fraternel. Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Les conventions humaines ne sont-elle que des mots si elles ne sont pas appuyées par la force ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/15159.htm Thu, 04 Dec 2008 00:00:00 GMT Un homme sans passé peut-il être un homme libre ? http://www.aide-en-philo.com/dissertations/972.htm   On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. HÉRACLITE Héraclite défend une conception du monde selon laquelle le monde est en éternel devenir, en éternel changement et; pour nous le faire comprendre, prend l'image du fleuve toujours changeant.   La phrase d'Héraclite prend le sens d'un regret nostalgique : tout se perd en devenant, y compris nous-mêmes. Ainsi le passé peut engendrer le manque, désir de retrouver un temps qui n'est plus. La passivité du désir nous empêche d'être actifs. Or la liberté est bien le pouvoir d'agir sans que rien ne vienne entraver l'action. Le passé prend ici la figure de l'obstacle, de la contrainte. Pour être libre il faudrait alors que je ne pense plus à ce que je fus pour me tourner vers l'avenir, il faudrait oublier.b) Le passé comme acte accompli dans la faute m'impose le remords qui obsède mes pensées.Plus encore, le passé peut prendre le sens d'un poids culpabilisant : ce que j'ai fait et mal fait, et que je ne peux plus refaire.