Sujet : Le vrai n'est-il qu'une affaire de croyance ?
Extrait du corrigé : Autrement dit, les rapports polémiques entre les constructions théoriques et les faits nouveaux sont à la source d'une plus grande rationalisation du réel et de progrès de la raison elle-même. La certitude n'est que subjective Je peux être certain d'un fait dont j'ai fait l'expérience directe («j'ai chaud»); mais il est impossible de l'être de la même façon d'un fait que je n'ai pas moi-même expérimenté («tu as chaud»). Il convient donc d'être très prudent lorsqu'on affirme une chose. [S'il y a correspondance entre croyance et réalité, on peut alors parler de vérité. En effet, les critères de vérité ne se limitent pas aux seuls rapports de cohérence entre les diverses croyances.] Il y a des vérités établies En ramenant les propositions complexes à des propositions simples et en ramenant chacune de ces propositions au fait simple qu'elle décrit, le philosophe doit être en mesure de résoudre un certain nombre de problèmes et d'accéder à une véritable connaissance expérimentale. Il ne s'agit donc plus de croyance, mais de savoir. C'est là la méthode cartésienne: Pour Descartes, le problème de la vérité se réduit à une question de méthode. Si la faculté ne fait défaut chez personne, la lumière naturelle ou la raison étant identique en chacun, son application doit être réglée. La logique, la géométrie et l'algèbre, trois sciences vraies, peuvent servir de modèle pour établir une méthode universelle permettant de s'acheminer sans peine sur la voie de la vérité, à la condition de les débarrasser de leur superflu et de leurs défauts.
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