Sujet : La vérité est-elle contraignante ou libératrice ?
Extrait du corrigé : Souvent les passions, les préjugés, les traditions fournissent des contrefaçons d'évidence. Nous avons tendance à tenir pour claires & distinctes les opinions qui nous sont les plus familières, celles auxquelles nous sommes habitués. Les idées claires trop claires sont souvent des « idées mortes ». En revanche, les idées nouvelles, révolutionnaires, ont du mal à se faire accepter. Au nom de l'évidence de la prétendue évidence, c'est-à-dire des traditions bien établies et des pensées coutumières, les penseurs officiels, installés dans leur conformisme, ont toujours critiqué les grands créateurs d'idées neuves. Aussi, pour Leibniz qui juge l'évidence intuitive toujours sujette à caution, le raisonnement en forme fournit l'instrument du vrai, car il dépasse le psychologique pour s'élever au logique, au nécessaire. A l'immédiateté de l'intuition il oppose les étapes nécessaires de la démonstration, conçue comme chaîne où l'on substitue aux définis les définitions, et selon un ordre d'implication logique dont le syllogisme fournit un des modèles. « Tous les hommes sont mortels. Or, Socrate est un homme. Donc Socrate est mortel.
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