Sujet : Le travail est-il pour l'homme moderne un droit ou bien une fatalité ?
Extrait du corrigé : Ces nouvelles propositions permettent de réduire, de résoudre ou d'expliciter les contradictions initiales.Cf. la dialectique du maître et de l'esclave : l'esclave, en se retrouvant dans ce qu'il a produit, se définit finalement comme conscience ayant sa réalité dans le monde et sans devoir passer par le maître - tandis que ce dernier a toujours besoin de son esclave pour se repérer (pour trouver la satisfaction de son désir et se définir comme maître).Hegel, dans Phénoménologie de l'Esprit, nous fait le récit d'une certaine lutte entre deux consciences. Celles-ci s'affrontent afin d'être reconnues par l'autre. Le vainqueur, qui deviendra maître, est celui qui accepte le risque de mort ; le vaincu, qui deviendra l'esclave de l'autre, est celui qui reste trop attaché à la vie. La suite du récit cependant met en évidence une inversion des rôles. L'esclave, en travaillant, acquière une certaine autonomie, contrairement au maître qui perd sa liberté en devenant complètement dépendant de l'esclave. Le travail, en ce sens, ne peut pas être regardé comme une perte de temps. Il permet à l'homme de s'affranchir d'un état de servilité initiale.
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