Sujet : Le travail peut-il être pour l'homme autre chose que le moyen de subvenir à ses besoins ?
Extrait du corrigé : [...] La nature commande à tout animal, et la bête obéit. L'homme éprouve la même impression, mais il se reconnaît libre d'acquiescer, ou de résister; et c'est surtout dans la conscience de cette liberté que se montre la spiritualité de son âme. » L'homme et l'animal diffèrent en ce que le premier est libre et le second agît par instinct, c'est-à-dire, est commandé par sa propre nature. En conséquence, pour notre problème, le travail apparaît chez l'homme comme un projet volontaire : l'individu choisit librement de s'accomplir lui-même par le travail. Au contraire, chez l'animal, ce que nous appelons à tort travail n'est qu'une activité instinctive visant à sa propre conservation. Le travail n'est donc pas uniquement voué à satisfaire nos besoins, mais il est également la preuve répétée de notre liberté, c'est-à-dire, de se qui nous différencie de l'animal. Le travail est donc bien un moyen et non seulement une nécessité. Il est le moyen de notre liberté. Transition : C'est une distinction de droit qu'opère ici Rousseau.
Corrigé de 1875 mots (soit 3 pages) directement accessible
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