Sujet : Toutes nos idées ne viennent-elles que des sensations ?
Extrait du corrigé : Dès l'incipit de son ouvrage (L. I, ch.1), la sentence est sans appel : les idées sont des perceptions de l'esprit et elles ne diffèrent des impressions sensibles que par « le degré de force et de vivacité avec lequel elles frappent l'esprit et se frayent un chemin dans notre pensée ou notre conscience ». Ainsi la différence entre les idées et les impressions n'est pas une différence de nature mais de degré ; l'idées n'étant pas radicalement distincte des sensations, on peut donc dire que toute idée vient des sens : l'impression est première ou originaire (rien ne vient avant), l'idée en est la copie (elle ne peut avoir pour origine que l'impression). Mais alors, comment se produit ce passage des sens à l'idée ? Enjeu : préciser « venir de... » ; cela signifie-t-il transformation ou seulement représentation ? N'y a-t-il pas autre chose que les sens qui intervient dans la production d'une idée ? Car comment expliquer que je puisse avoir l'idée d'une montagne d'or, d'un centaure alors que celle-ci ne semblent en aucun cas copier une impression correspondante b) Simplicité et complexité Les idées de montagnes d'or ou de la cité merveilleuse d'une nouvelle Jérusalem, sont bien sûr en décalage avec les impressions. Cependant, pour résoudre cette difficulté, Hume émet une 2nde distinction : il faut faire la différence entre simplicité et complexité.
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