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Sujet : Toute politique n'est-elle qu'une lutte pour le pouvoir ?

Extrait du corrigé : Comme toutes les idées fortes et simples, elle devint même un lieu commun ainsi qu'en témoigne, parmi des centaines d'autres exemples, le chapitre XLIII du « Gargantua » de Rabelais. Séduit par la générosité et la grandeur de Grandgousier, le peuple manifeste son admiration pour un roi si savant et si juste. Gargantua cite alors Platon : « C'est ce que dist Platon : que lors les republicques seroient heureuses quand les roys philosopheroient ou les philosphes regneroient. » La « République », cependant, ne se limite pas à cette seule théorie du philosophe-roi. Platon y propose une description de sa cité idéale dans laquelle règnent l'union de tous et, parmi les gardiens, la communauté des femmes, des enfants et des biens. En ce sens, on a pu définir la philosophie de Platon comme la première expression du communisme. Si la réunion de la philosophie et du pouvoir politique reste cependant la caractéristique essentielle du système Platonicien, c'est que l'ordre de la cité idéale y est inséparable d'un ordre total que seule la raison est à même de mettre au jour. Le scandale pour nous réside dans le fait que cet ordre est indissociable d'une conception de la justice qui nous semble le comble même de l'injustice. Pour Platon , la justice est en effet dans le respect de cet ordre idéal qui assigne à chacun sa place et sa fonction. Or, la société que décrit Platon est, si on la juge à l'aune de nos valeurs modernes, une société radicalement inégalitaire, un univers de castes qui nie l'individualité de ses membres.

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