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Sujet : Tout pouvoir s'accompagne-t-il de violence ?

Extrait du corrigé : En retour, le pouvoir limite la liberté des individus (dans les propositions de Hobbes, il la restreint même au maximum), et l'on peut parler en ce sens de violence inhérente au pouvoir dans la mesure où celui-ci s'oppose aux volontés individuelles. B. L'exercice du pouvoir : la répression.Le Léviathan a donc en charge la sécurité des citoyens. Et la légitimité de son pouvoir est fondée sur cette garantie de sécurité. Pour l'assurer, le pouvoir doit être à même de contraindre et de contenir la liberté des individus. Les moyens de cette assurance peuvent bien évidemment passer par la violence - mais une violence qui, dès lors, sera d'une certaine manière légitime, puisque découlant directement du principe même de l'institution du pouvoir. Comment, en effet, faire en sorte de faire respecter le droit, si ce n'est par la menace du châtiment (l'emprisonnement par exemple)? La violence d'État comme violence pratiquée par les organes du pouvoir, à la différence de la violence de l'état de nature, est une violence qui se veut légitime, puisqu'en dernier recours elle trouve sa justification dans la volonté de mettre fin à une violence non régulée et imprévisible. Ainsi Max Weber, dans Le Savant et le Politique, affirme-t-il qu'il ne saurait y avoir de pouvoir qui ne fasse pas appel, au moins à titre de menace, à la violence: «S'il n'existait que des structures sociales dont toute violence serait absente, le concept de l'État aurait alors disparu et il ne subsisterait que ce que l'on appelle au sens propre l'anarchie.

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