Sujet : Tout plaisir est-il un bien?
Extrait du corrigé : Aucun sur l'instant et pourtant, il agit en vue de son bien (la santé) et donc fait ce qu'il veut. Tout plaisir n'est pas un bien pour autant qu'on doit distinguer le bien du plaisir. Selon Platon, le bien = intelligible, alors que le plaisir = sensible. Le premier, de par sa nature ne change pas et est durable (aussi rend-il heureux puisque le bonheur = état durable de satisfaction) le second est instable, relatif et ponctuel. b) La morale ne peut être fondée sur un sentiment La philosophie kantienne radicalise la thèse socratique : non seulement le bien est distinct du plaisir mais il ne doit aucunement se préoccuper du bonheur. Ainsi, la fin que je me donne, le principe de mon action, doit être rapportée à la raison seule. Or selon Kant le bonheur est conditionné empiriquement : il est impossible de construire rationnellement un concept du bonheur. Du coup, le bien n'est ni le bonheur, ni le plaisir. Le premier parce qu'il est un idéal de l'imagination, le second parce qu'il est « pathologique » : est bien, est purement moral, ce que commande l'impératif catégorique. Transition : - Le bien ne peut être déterminé en fonction du plaisir (le bien est affaire de penser et le plaisir de sensations) et en cela, il semble impossible de pouvoir confondre plaisir et bien : identifier l'un à l'autre (soit en opérant une réduction soit en posant une équivalence stricte) revient à manquer ce qui fait la spécificité du bien (son caractère intelligible) et à ruiner la pureté rationnelle du fondement de la moralité.
Corrigé de 1991 mots (soit 3 pages) directement accessible
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