Sujet : Le temps, dit Lagneau, est la forme de mon impuissance, l'étendue, la forme de ma puissance. Qu'en pensez-vous ?
Extrait du corrigé : Le temps reste donc le signe d'une impossibilité (impuissance) et d'une finitude.Mais cette impuissance n'est pas totale. Elle n'est pas de la sorte qui mène au désespoir et à la résignation. Le temps est la marque, sinon de notre puissance (que nous aimerions totale), du moins de notre liberté. C'est le temps qui, en faisant de nous des êtres en projet (individuellement et collectivement, nous amène à nous créer, à agir, à transformer le monde et à nous transformer nous-mêmes.Nous ne sommes pas à proprement parler dans le temps, nous sommes du temps, comme nous ne sommes pas tant sur la Terre mais de la terre - comme nous le rappelle la Bible. Or, être du temps, ce n'est pas avoir du temps comme on dit j'ai le temps... Etre du temps, ce n'est jamais avoir du temps, c'est toujours avoir quelque chose à faire ou plus précisément quelqu'un à être. Mais "ne pas être de son temps" par exemple. On n'est jamais de son temps car nous sommes temps.
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