Sujet : Le sujet humain peut-il être connu comme un objet ?
Extrait du corrigé : Ils en connaissent les insuffisances : altération du fait observé par le fait de l'observation, impossibilité de s'observer dans les moments d'activité mentale intense (émotion, passion, effort), caractère fragmentaire de la conscience. Mais toute recherche psychologique commence par elle et en reçoit son sens. Néanmoins, il faut aussi recourir à des méthodes objectives, qui soit étendent l'observation à autrui, à l'enfant, au primitif, au malade mental, soit procèdent à l'expérimentation et à la mesure (épreuves de laboratoire, tests, psychométrie, etc.).Le souci de l'objectivité pure a même fait naître des formes de psychologie où l'on s'interdit toute référence à la conscience et toute interprétation objective, où l'on se borne à l'observation externe, qui rattache par une loi les réactions aux situations dans lesquelles elles se présentent. En d'autres termes, on étudie uniquement «ce que l'organisme fait ou ce qu'il dit», le langage pouvant être considéré comme un système de réflexes conditionnés, qui se construisent de la même manière que les réflexes sialogènes chez les chiens de Pavlov. C'est ce que nous appelons psychologie de comportement de l'école américaine du behaviorisme. Pour les plus modérés, comme Thompson, ce n'est qu'une hypothèse de travail. «Un behavioriste ne nie pas qu'il existe des états mentaux ; il décide simplement de ne pas en tenir compte.» Mais Watson, son chef de file, réplique : «Il n'en tient pas compte, au sens où la chimie ne tient pas compte de l'alchimie ; l'astronomie des horoscopes ; la psychologie de la télépathie ou des manifestations spirites.
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