Sujet : La subjectivité est-elle vérité ?
Extrait du corrigé : III) Le devenir subjectif comme accès à l'Absolu (Kierkeegard). Le sujet cartésien, kantien ou hégélien (comme accès au général) se dilue dans une universalité abstraite qui au lieu de la vie ne propose qu'une fantasmagorie incapable de répondre aux attentes du sujet. Aussi, le « devenir subjectif » kierkegaardien pourrait paraître être la profession de foi d'un retour à la vie esthétique. Il n'en est rien ‑quoique l'esthéticien soit moins éloigné que l'éthicien du religieux. Pour comprendre cette conversion, ce saut qualitatif dans la foi, il faut relire l'histoire biblique d'Abraham: Dieu demande au "chevalier de la foi" de sacrifier son fils Isaac. Exigence absurde dérogeant à toute justification, paradoxe supra‑rationnel. Pourtant, Abraham obéira à Dieu. Telle est bien la foi, une obéissance sans condition à Dieu. Cette obéissance aveugle n'est pas sans "crainte et tremblement", mais seul Dieu est porteur de l'espoir de voir Isaac rendu à son père, comme Regina à Soren... Il existe bien un dépassement de l'éthique où l'homme s'isole des devoirs généraux pour se retrouver dans un face‑à‑face avec Dieu, dans un rapport subjectif à Dieu que le christianisme commande lui‑même.
Corrigé de 1914 mots (soit 3 pages) directement accessible
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