Sujet : La subjectivité de l'historien fait-elle obstacle ou aide-t-elle à la compréhension du passé?
Extrait du corrigé : Ricœur dira qu' « est objectif ce que la pensée méthodique a élaboré, mis en ordre, compris et ce qu'elle peut ainsi faire comprendre » (Histoire et vérité). Ricœur annonce l'idée d'une objectivité méthodologique dans la compréhension de l'histoire. Mais une autre attente est requise selon l'auteur, à savoir une « subjectivité impliquée » : « nous attendons de l'historien une certaine qualité de subjectivité, non pas une subjectivité quelconque, mais une subjectivité qui soit précisément appropriée à l'objectivité qui convient à l'histoire ». Dès lors, on comprend qu'une qualité de subjectivité œuvre à la constitution objective de la science historique. Par ailleurs, le travail de l'historien doit permettre d'établir cette distinction entre une bonne et une mauvaise objectivité. Et une fois la forme de subjectivité bien entendue dans le discours historique, il revient aussi au lecteur qui se penche sur l'histoire des hommes de se doter d'une certaine qualité subjective : c'est ce que Ricœur, dans le même texte, appelle la « subjectivité de la réflexion ». Dès lors, on passe de la méthodologie de l'historien, intégrant une part féconde de subjectivité, à une réflexion proprement philosophique, à une subjectivité philosophique, capable de faire sienne la tâche qui incombe à tous, savoir, celle de la quête du sens. II. Comprendre l'histoire a. On ne peut pas penser que même le bon historien soit étranger aux passions.
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