Sujet : Sommes-nous fondés a dire qu'il n'y a pas de sot métier ?
Extrait du corrigé : En reprenant, avec Hannah Arendt, la distinction d'Aristote entre la theoria (spéculation), la praxis (action) et la poiêsis (fabrication, travail), le travail serait l'activité humaine la plus proche de l'animalité, de la nécessité biologique, en vertu de sa finalité qui est de satisfaire nos besoins. Le travail est aussi à cet égard l'activité la plus éphémère dans ses réalisations. Le produit du travail est en effet destiné à être consommé ; ainsi, la loi du travail est la reproduction indéfinie de ses objets et des actes accomplis pour les produire, la répétition monotone du cycle production/consommation (cf. H. Arendt, La condition de l'homme moderne). b. Le machinisme aussi montre la part inquiétante du travail en ceci qu'il abêtit l'homme. La division sociale des métiers est utile est permet l'acquisition d'une habileté intéressante ; mais la division technique des tâches est problématique. Leur extrême parcellisation ôte toute signification à leur exécution. Le travailleur, tel Charlot dans Les Temps modernes, ne se représente plus ni le but de son activité, ni même la liaison des différents moments qui la constituent.
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