Sujet : La société repose-t-elle sur des conventions arbitraires ?
Extrait du corrigé : Diverses tendances conflictuelles émergent au sein de ce débat : par exemple entre les idées de liberté et d'égalité. Chacun aspire à être libre et en même temps protégé par l'État. D'autres idées mettent au contraire l'accent sur l'intérêt commun : par exemple la fraternité. Ces enjeux d'idéaux annoncent le passage du social au politique. Le problème de la violence ne trouve pas par l'instauration d'un État une solution définitive, car l'État lui-même use fréquemment de la force, substituant une violence légale à la violence naturelle ou individuelle. Et il n'est pas toujours facile, en l'espèce, de distinguer le pouvoir et ses abus.On peut s'interroger sur la possibilité d'une société sans État. Mais il paraît difficile d'en trouver les moyens. Quant à la fin elle-même, elle reste problématique : cela signifierait-il un retour à la sauvagerie et au désordre, ou bien l'homme est-il réellement capable d'inventer d'autres formes d'organisation sociale ? En quoi consiste l'opposition entre réalisme et idéalisme ?
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