Sujet : Ma situation contingente dans l’espace et dans le temps ?
Extrait du corrigé : « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie » sonne comme un cri de détresse et d'angoisse. Ce qui cause ce frisson n'est d'autre que la disproportion entre le sujet et l'éternité, l'infinité du monde. Devant un silence éternel, devant des espaces infinis, comment ne pas sentir sa vanité ? Non seulement l'univers n'a rien à m dire, mais il me terrasse et il me plonge dans la désolation. Il se dégage de cette phrase un sentiment d'abandon, de déréliction. L'homme y est seul ; c'est toujours un moi singulier qui est effrayé : seul mais confronté à la richesse de l'infini et de l'éternel. La frayeur ici résulte de ce que ce monde glacé ne parle plus à l'individu qui s'y trouve englouti.Cette angoisse, cet abandon définit la condition de l'homme sans Dieu. Pascal veut montrer que le monde, la nature, ne sont plus pour nous un refuge, ne nous entretiennent plus de Dieu ni de la communauté humaine, mais nous renvoient à une solitude accablante, à une perte d'orientation et de sens :« Car enfin qu'est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout [.
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