Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Droit
Accueil Corrigés Info Contact RSS

Sujet : Les sciences humaines pensent-elles l'homme ?

Extrait du corrigé : Ce qui appelle sans attendre quelques remarques. [II. De quelle « pensée » s'agit-il ?]Lorsque Heidegger affirme que « la science ne pense pas », on peut admettre que sa formule concerne aussi les sciences humaines. On peut même considérer que plus ces dernières se veulent scientifiques, plus elles sont concernées par ce qui est, non pas un reproche, mais un constat. De ce point de vue, on peut noter qu'en effet le travail des sciences humainesne consiste pas à « penser l'homme » - qu'il s'agisse de le penser de telle façon ou de telle autre. On peut même considérer qu'il est sous-entendu dans leur constitution même qu'elles ne doivent surtout pas essayer de penser l'homme : cette tâche appartient traditionnellement à la philosophie et, dès leur origine, les sciences humaines ont cherché à se séparer de toute influence philosophique, en redoutant un fatras métaphysique évidemment peu compatible avec un projet scientifique.On admettra en conséquence que cette « pensée » de l'homme n'est pas une pensée authentique ; tout au plus s'agit-il d'une implication rendue nécessaire d'un point de vue méthodologique : pour aborder scientifiquement l'être humain, il est nécessaire de sous-entendre qu'il peut être prévisible.Reste à préciser ce qui, dans l'homme, peut ainsi être considéré comme prévisible. Deux éléments doivent ici être pris en considération : d'une part, le fait que l'homme dont il est question ne peut en aucun cas être l'individu singulier, mais qu'il s'agit de l'homme au sens générique ; d'autre part, le fait que l'homme semble se modifier lui-même dans le temps (faute de quoi l'histoire n'existerait pas) et que son caractère prévisible sera en conséquence nécessairement limité.

Accès au corrigé

Corrigé de 1474 mots (soit 3 pages) directement accessible