Sujet : La science peut elle expliquer l'homme sans nier sa valeur de sujet ?
Extrait du corrigé : On assiste, par exemple, à l'apparition d'une sociologie (qu'A. Comte définit comme une «physique sociale») basée sur la statistique sociale, ou d'une psychologie basée sur une psychométrie mesurant les phénomènes psychiques en intensité/en fréquence ou en durée ; - des phénomènes obéissant aux lois d'un déterminisme mécanique. * Un double écueil Les sciences humaines d'inspiration positiviste prétendent donc ramener la réalité humaine à des normes expérimen-tales et objectives dont elles proclament l'universalité. Ce faisant : 1) Elles réduisent l'homme à un pur objet, une chose parmi les choses, ce qu'il n'est pas puisque sa réalité dernière est d'être sujet. L'homme en effet n'est pas simplement un objet de la connaissance, quelque chose qui peut être connu, il est le sujet de cette connaissance, celui qui connaît. Or, en ne considérant de l'homme que ce qui est objectivable, ces sciences n'atteignent jamais le sujet humain en tant que conscience. 2) Elles morcellent l'homme réduit à une chose en une multitude de fragments dont chacun fait l'objet d'une science particulière. Mais elles se révèlent incapables de reconstituer ce qu'elles ont brisé en rendant compte au sein d'une science de l'homme unitaire. Cette impossibilité de constituer une science unique reste d'ailleurs le problème central des sciences de l'homme, quels que soient leurs inspirations et leurs fondements épistémologiques. b) Le structuralisme * Le courant structuraliste dans les sciences humaines prolonge celui du positivisme dans la mesure où il s'efforce de fonder les sciences humaines sur des bases rigoureuses en prenant cette fois pour modèle le formalisme axiomatique des mathématiques.
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