Sujet : « Savoir, c'est pouvoir. » (Bacon.)
Extrait du corrigé : Sans doute, la réponse du suffrage universel peut être récusée. Mais l'attitude qu'ont provoquée dans les masses les transformations spectaculaires de notre temps dans le domaine matériel s'est répandue jusque dans le monde savant : « Nous vivons à une époque où la puissance se substitue de plus en plus aux vieux idéaux, et ce fait se produit aussi bien dans la science que partout ailleurs. Alors que la science comme poursuite de puissance triomphe de plus en plus, la science comme poursuite de vérité succombe sous un scepticisme, invention habile des savants » On peut d'ailleurs se demander si cette conception utilitaire à la science n'est pas conforme à la sagesse et s'il ne faut pas tenir que la science est pour l'homme et non pas l'homme pour la science. Or quoi de meilleur pour celle-ci qu'une humanisation progressive de la vie grâce à une maîtrise de plus en plus complète des forces de la nature ? Voilà bien, il est vrai, un but immédiat de première importance, et peut-être le premier en importance. Mais il reste à préciser les caractères d'une vie vraiment humaine et à se demander si, en définitive, le savoir n'y doit pas primer le bien-être ? S'il en était ainsi, notre réponse devrait être profondément modifiée. B. Pour la négative. - « Primum vivere, deinde philosophari », répète le sens commun.
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Sujets connexes :
- Expliquez cette pensée d'un homme de notre temps : « Le pur sentir n'est pas sentir. Sentir c'est savoir qu'on sent, et savoir qu'on sent, c'est percevoir. » ?
- « Savoir, c'est pouvoir. » (Bacon.)
- Pensez-vous que c'est l'illusion et non le savoir qui rend heureux ?
- En quel sens peut-on dire que savoir c'est savoir qu'on sait ?
- Expliquer cette formule : « Savoir, c'est prévoir. »






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