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Sujet : Satisfaire tous ses désirs, est-ce la clé du bonheur ?

Extrait du corrigé : En outre, le  sage qui ne désire rien de plus pourra tout de même, s'il est invité à un banquet, jouir de  la nourriture succulente. De tels plaisirs ne sont nullement interdits, à condition de ne pas les désirer  toujours, de ne pas en être dépendant. Il faut donc passer ses désirs au crible de sa raison et éliminer impitoyablement tous ceux qui ne sont pas naturels et nécessaires, tous ceux qui sont vains, artificiels, superflus ou excessifs . alors nous serons sages et nous atteindrons l'ataraxie, l'état d'absence de trouble de l'âme, cad le bonheur. En effet, ce sont les angoisses, les passions, les désirs inassouvis qui troublent notre âme, nous font souffrir et nous empêchent d'être heureux. Se délivrer de tout cela, c'est déjà  être heureux, de même qu'il faut penser que le plaisir se trouve déjà dans l'absence de souffrance. Nous voyons qu'Epicure  redéfinit le plaisir (et corrélativement le bonheur) à l'encontre de la pensée commune, qui n'aperçoit  de plaisir que dans un excitation  positive des sens  ou de l'esprit. Nous voyons aussi quelle est la vraie nature de l'hédonisme d'Epicure et quel monumental contresens a fait la tradition en en faisant « une morale de pourceaux libidineux se vautrant dans la luxure », alors qu'il s'agit avant tout d'une ascèse, d'une maîtrise des désirs, assez semblable à ce que peuvent pratiquer certains religieux, ermites ou ascètes, même si c'est dans de tout autres buts.     Critique de la sagesse épicurienne.   La sagesse d'Epicure ne nous semble cependant pas entièrement satisfaisante pour au moins trois raisons.

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