Sujet : Sans rapport a autrui, y aurait-il des passions ?
Extrait du corrigé : Proposition de plan : 1 . Les passions sont constitutivement tendues vers l'autre et donc vers autrui. a) La passion est, l'action en moi de force qui me dépasse, elle signale donc l'existence à l'extérieur de moi, de ma raison de ma pensée, de mon « je », un monde que je ne peux ignorer et vers lequel je suis porté comme malgré moi. b) Ce monde m'englobe et avec moi tout les objets dont ces objets particuliers que sont mes semblables les hommes. Je suis porté par nature à désirer, à convoiter des objets à l'extérieur de moi par la passion. La passion c'est donc l'intrusion du corps pris au milieu du monde dans la pensée. c) Ce corps passionné est donc pour la pensée le signe indubitable que le monde existe et qu'il résiste en moi. De la même façon donc ce corps passionné et sensible donc, est le signe pour la pensée qu'à l'extérieur de moi existent des semblables que je suis porté à aimer ou à haïr. Problème : Si certaines passions enveloppent bien autrui, il semble qu'elle l'objectivent bien souvent, voyant en lui un moyen ou un obstacle de leur satisfaction. Or faire d'autrui un moyen ou un ennemi c'est en faire un objet comme les autres une altérité sans conscience, sans raison, sans fins propres.
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