Sujet : Les sanctions de la loi sont-elles une violence comme une autre?
Extrait du corrigé : a) Le fait que la sanction se justifie au nom d'une injustice passée commise ne suffit pas pour faire de cet acte de violence un acte de violence particulier. Autrement dit, ce n'est pas celui qui commet l'acte qui décide s'il s'agit d'une réponse légitime ou d'un acte de violence. Un acte violent est ressenti d'autant plus comme violent si, vis-à-vis de celui qui le subit, il n'est pas juste. Par exemple, si je dois réparer une faute commise et que j'accède à la raison de cette sanction en prenant conscience de l'éventuel litige que j'ai commis, alors la réparation ne m'apparaîtra pas comme forcée. b) Néanmoins, je peux considérer qu'une sanction est injuste alors qu'elle est juste mais aussi le contraire. Le fait que la sanction soit rendue par une procession officielle peut me faire me sentir responsable de quelque chose que je n'ai pas commis. La violence de l'Etat n'est en tout cas pas ressentie, y compris par ceux qui la subissent comme une violence comme une autre. Max Weber écrit dans Le Savant et le Politique : « Il faut concevoir l'État contemporain comme une communauté humaine qui, dans les limites d'un territoire déterminé [...], revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime. ».
Corrigé de 1628 mots (soit 3 pages) directement accessible
Sujets connexes :
- Les sanctions de la loi sont-elles une violence comme une autre ?
- Violence et vérité sont-elles nécessairement incompatibles ?
- Violence et vérité sont-elles nécessairement incompatibles ?
- Peut-on distinguer, et comment, la force de la violence ?
- Les sanctions de la loi sont-elles une violence comme une autre?






Créer un compte Devoir-de-philo
Toutes les notions