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Sujet : Sagesse et bonheur ?

Extrait du corrigé : Se délivrer de tout cela, c'est déjà être heureux, de même qu'il faut penser que le plaisir se trouve déjà dans l'absence de souffrance. Nous voyons qu'Epicure redéfinit le plaisir (et corrélativement le bonheur) à l'encontre de la pensée commune, qui n'aperçoit de plaisir que dans un excitation positive des sens ou de l'esprit. Nous voyons aussi quelle est la vraie nature de l'hédonisme d'Epicure et quel monumental contresens a fait la tradition en en faisant « une morale de pourceaux libidineux se vautrant dans la luxure », alors qu'il s'agit avant tout d'une ascèse, d'une maîtrise des désirs, assez semblable à ce que peuvent pratiquer certains religieux, ermites ou ascètes, même si c'est dans de tout autres buts.   LE STOÏCISME OU L'AMOUR DU DESTIN. Nous pouvons reprendre l'analyse en partant, à l'instar des stoïciens, de trois affirmations de base peu contestables : le bonheur serait d'avoir tout ce que je désire ; la liberté, de faire tout ce que je veux ; l'homme, esclave de ses désirs, n'a ni bonheur, ni liberté. La folie des désirs. Mais pourquoi en va-t-il ainsi ? C'est qu'avoir tout ce que je désire et faire tout ce que je veux ne sont pas en mon pouvoir. Obtenir tout cela ne dépend pas de moi, mais de circonstances extérieures, de la coopération d'autrui, de la chance, bref de l'ensemble de la nature. Par exemple, être aimé ne se commande pas.

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