Sujet : La réflexion philosophique est-elle une nécessité ?
Extrait du corrigé :Gén. Caractère de ce qui est nécessaire, non contingent. Épist. On distingue nécessité catégorique, ou Absolue, ou inconditionnelle, qui est celle des principes rationnels logiques ou mathématiques qui sont toujours vrais, de la nécessité hypothétique ou conditionnelle, qui est subordonnée à des présuppositions. « Si A alors B » exprime une nécessité hypothétique.
Crit. Chez Kant, une des trois catégories de la modalité.
Log. La nécessité logique régit une déduction telle que, les prémisses étant posées, la conclusion ne peut pas ne pas s'imposer. Mor. Si l'on entend par nécessité morale ce qu'exige le devoir, il vaut mieux parler d'obligation, car la nécessité désigne plutôt ce qui est tel qu'il est Absolument impossible à la volonté de s'y soustraire, tandis que l'acte moral est libre.PHILOSOPHIE (gr. philo, désirer; sophia, savoir) Étymologiquement, « amour de la sagesse ». Cependant, la sagesse n'étant qu'un art de vivre, la définition commune de la philosophie comme sagesse" est critiquable. En effet, sophia désigne en fait moins un savoir empirique adapté à la conduite de la vie qu'un savoir abstrait. En ce sens, la philosophie est essentiellement élévation de la pensée, théoria, contemplation. Cependant, comme l'indique l'allégorie de la caverne de Platon, le philosophe ne quitte le monde sensible que pour y redescendre, puisqu'il lui revient de gouverner la cité idéale. S'il s'agit de s'exercer à l'abstraction, il faut ne pas s'y perdre. Or, si la philosophie ancienne reste encore marquée par l'opposition de la contemplation (théoria) et de l'action (praxis"), la philosophie moderne est plutôt soucieuse d'abolir cette distinction, comme le signale le projet cartésien de « nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature ». Elle cesse alors d'être un savoir désintéressé pour se mettre au service de la construction d'un monde régi par la science". Du coup, elle risque ou bien de devenir une spécialité comme les autres, ou bien, refusant cette spécialisation, de passer pour une activité dilettante réservée à quelques dandys de la pensée. Telle est l'aporie du philosophe contemporain : rester un généraliste sans sombrer dans l'insignifiance. Dès lors, pour éviter ce piège, la philosophie doit affirmer son sérieux par la prudence d'un jugement née de l'accumulation du savoir. Elle devient ainsi histoire de la philosophie, non pas connaissance érudite des doctrines, mais plutôt éveil de la pensée à elle-même à partir de ce qu'ont pensé les autres. Le développement de la philosophie peut alors se comprendre comme celui de la vérité à travers les différents moments nécessaires à son déploiement. Cette définition dialectique, proposée par Hegel, permet de saisir la nécessité rationnelle qui gouverne l'histoire de la philosophie : le philosophe est fils de son temps, et comme ceux d'hier, il lui revient de répondre aux besoins de son époque. La philosophie ne se réduit donc pas à ses oeuvres qui sont comme les tombeaux de la philosophie passée : elle est essentiellement vivante dans l'activité présente de penser, qu'exprime magnifiquement tout enseignement où le maître, à la manière de Socrate, requiert la participation du disciple.
RÉFLEXION : Retour de la pensée sur elle-même en vue d'examiner plus profondément une idée, une situation; délibération, médiation.
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- L'histoire de l'humanité justifie-t-elle une réflexion philosophique?
- La réflexion philosophique nous détache - t - elle du monde ?
- Quelle place doit avoir la réflexion philosophique dans la démarche scientifique ?
- La liberté est-elle limitée par le nécessité de travailler ?
- La fin de la réflexion philosophique est-elle la recherche du bonheur ?






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