Sujet : la recherche du bonheur est elle une affaire privée?
Extrait du corrigé : [I - Le sentiment du bonheur][A. Rôle de la subjectivité]Il est difficile, sinon impossible, de juger du bonheur d'autrui. Mon voisin me paraît riche, sa maison est confortable, il dispose d'une automobile luxueuse, sa santé et celle de sa famille sont bonnes, etc. : cela suffit-il pour que je puisse affirmer sans erreur possible qu'il jouit d'un bonheur complet ? Admettons que les « signes extérieurs » d'après lesquels je juge sa situation aient pour lui la même signification que pour moi, peut-être est-il en fait taraudé par un malaise invisible ; peut-être les relations qu'il a avec ses collègues de travail sont-elles très mauvaises ; peut-être son aisance financière est-elle trompeuse... Il n'y a que lui qui puisse savoir s'il est réellement satisfait de son existence.Si le bonheur suppose un accord, une harmonie sans faille entre un individu, son mode d'existence et le monde qui est le sien, seul cet individu peut simultanément vivre cet accord et en avoir conscience.[B. Sentiment et conditions du bonheur]Faut-il en déduire qu'il appartient aussi à la personne, et précisément parce qu'elle est seule juge de son bonheur éventuel, d'en définir aussi les conditions ? Faut-il admettre que le proverbe aurait raison, qui affirme que « chacun trouve son bonheur où il veut », ou « comme il peut » - ce qui semble assez différent.
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