Sujet : Les rapports de la politique et de la morale ?
Extrait du corrigé : .. Ils craignent moins d'offenser celui qui se fait aimer que celui qui se fait craindre» (Ibid., chap. XVII). 2° On trouverait des conceptions analogues chez tous les défenseurs des régimes autoritaires et de la «raison d'État ». C'est ainsi que, pour le philosophe anglais HoBBES, théoricien du despotisme dans son Léviathan (1650), c'est la volonté seule du souverain qui décide du juste et de l'injuste : le bien est ce qu'il décrète, le mal ce qu'il interdit. 3° De nos jours enfin, les mêmes affirmations se retrouvent chez tous les partisans de l'absolutisme ou du totalitarisme, quelles que soient par ailleurs les tendances politiques auxquelles ils se rattachent. C'est ainsi qu'en France l'école dite du «nationalisme intégral» avait choisi la formule « par tous les moyens » comme la maxime de son action. « L'infaillible moyen, écrivait Ch. MAURRAS (La Démocratie religieuse, p. 245), d'égarer quiconque s'aventure dans l'activité politique, c'est d'évoquer inopinément le concept de la pure morale au moment même où l'on ne doit étudier que des rapports de faits et leurs combinaisons.
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