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Sujet : Les rapports avec les autres sont-ils nécessairement de l'ordre du conflit ?

Extrait du corrigé : En outre, en transformant le monde, il crée quelque chose de stable et de durable en dehors de lui et se libère de l'angoisse de la mort qui le liait au monde sensible et qui avait fait de lui un esclave. En revanche, le Maître, se contentant de consommer et de détruire les produits du travail de l'Esclave, affirme toujours davantage sa dépendance à l'égard de ce dernier. De plus, sa jouissance n'a aucune valeur de vérité, elle n'intéresse personne et ne lui permet donc pas d'accéder à la reconnaissance de soi.         Certes, le Maître est reconnu par l'Esclave. mais que vaut une telle reconnaissance, puisque l'Esclave n'est qu'une chose ? Quant à l'esclave, il lui suffit de se faire reconnaître par le Maître pour que s'établisse la reconnaissance mutuelle : « Ils se reconnaissent comme se reconnaissant mutuellement. » La fin de cette dialectique marque la fin de l'histoire, c'est-à-dire la fin des guerres, des luttes, des violences. Hegel pensait que l'histoire prenait fin avec sa philosophie qui en avait découvert le sens... Mais c'est une autre histoire !         On retiendra que toute conscience ne peut se poser qu'en s'opposant à ce qui n'est pas elle, mais que le conflit n'est qu'un moment qui, comme tel, est destiné à être dépassé. Qu'il s'agisse du rapport entre deux consciences, entre les hommes, entre les peuples, les Etats, on pourrait certes s'opposer à l'optimisme de Hegel et affirmer que le conflit est le fondement constitutif de toute relation, et que, comme tel, il perdurera.

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