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Sujet : De quoi la vérité libère-t-elle ?

Extrait du corrigé : Ainsi pourrait-on sortir des doutes et du scepticisme dans lequel on risque de verser lorsqu'on est confronté à la diversité et à la confusion des opinions. Dans cette perspective, la connaissance, même si elle suppose un sujet qui la fasse sienne, et en ce sens se l'approprie, n'est pas une affaire d'opinion ou de conviction et exige de dépasser ce qui dans l'opinion relève du préjugé. C'est même cet effort qui distinguera une connaissance vraie d'une opinion (cf. texte de Kant).Si, pour connaître, on doit dépasser l'erreur, le point de vue particulier et subjectif de l'opinion, celle-ci ne peut-elle pas néanmoins jouer un rôle positif dans la connaissance ? En d'autres termes, faut-il la considérer comme un premier degré de la connaissance ou bien y a-t-il entre l'opinion et la connaissance une différence de degré ou une différence de nature . Aristote insiste sur l'importance du rôle de l'examen critique des opinions admises et reçues sur un sujet donné par celui qui veut mener une discussion ou une recherche. Pour autant toute opinion ne peut fournir un point de départ à une discussion sensée. Pour Aristote, on ne saurait raisonner avec profit sur une opinion universellement rejetée ou une opinion universellement admise. Seules les opinions admises par les plus sages sur une question donnée serviront utilement de point de départ d'une recherche.

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