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Sujet : La quête de la beauté est elle la seul fin de l'art?

Extrait du corrigé : Lorsqu'un individu juge une oeuvre belle, il le fait sans aucun référence rationnelle ou émotionnelle extérieure, mais se plonge dans l'oeuvre par la contemplation. Cette subjectivité du contemplateur peut néanmoins espérer une approbation similaire dans le jugement d'autrui, le beau étant « ce qui plait universellement sans concept » ; c'est-à-dire qu'il peut attendre que le jeu des facultés (imagination, entendement, raison, sensibilité) se fasse à l'unisson chez lui comme chez autrui. La satisfaction esthétique est valable universellement mais ne vise aucun autre but qu'elle-même : ainsi peut-on parler de finalité sans fin. ð  Les oeuvres d'art étant les seules à « solliciter une perception d'ordre esthétique » (Panofsky), elles sont les seuls objets à pouvoir prétendre au beau. De ce point de vue, le beau est la finalité de l'art.   LE BEAU ARTISTIQUE COMME MOYEN Hegel, dans sa lecture de l'histoire de l'art, fait de la beauté l'adéquation parfaite du fond et de la forme, de l'Idée et du sensible. L'oeuvre d'art est en effet une incarnation sensible de l'Idée, incarnation qui se transforme au fil des siècles. La production et la contemplation du Beau ne constituent pas la finalité de l'art, mais le Beau en tant qu'il donne accès à l'Idée est une ouverture sur les progrès de ce processus. C'est dans ce qu'il nomme l'art classique, c'est-à-dire l'art grec, que Hegel décèle le parfait équilibre entre forme et contenu. ð  Le beau, en tant qu'il est la manifestation sensible de l'Idée, témoigne du processus de développement de cette dernière.

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