Sujet : Quel rôle peut-on accorder au sentiment dans la vie morale ?
Extrait du corrigé : ROUSSEAU lui-même paraît bien avoir admis que, si les sentiments sont naturellement orientés vers le bien, ils ont besoin de la raison pour assurer cette orientation : « Ce n'est que par ses lumières que l'homme parvient à connaître l'ordre, et ce n'est que quand il le connaît que sa conscience le porte à l'aimer ». B. - Le véritable rôle du sentiment est donc d'animer la volonté morale, de lui donner force et puissance : il faut aimer le bien pour le faire. Mais, s'il est un moteur, et un moteur indispensable, il ne saurait être un guide. Comme l'a écrit MALEBRANCHE, « quoiqu'on puisse se laisser animer par le sentiment, il ne faut jamais s'y laisser conduire ». Seule la Raison, en tant que faculté normative, constitutive de valeurs et hiérarchisante, peut être la puissance rectrice de notre conduite. Ce n'est pas là, comme on l'a - d'ailleurs à tort - reproché à Kant, exclure le sentiment de la vie morale : c'est le remettre à sa juste place. Conclusion. Le sentiment a donc un rôle bien déterminé à jouer dans notre conduite morale. Mais, du fait qu'il se range alors sous l'empire' de la Raison, il se trouve, par le fait même, valorisé.
Corrigé de 501 mots (soit 1 pages) directement accessible
Sujets connexes :






Créer un compte Devoir-de-philo
Toutes les notions