Sujet : Le pouvoir de l'Etat est-il facteur de liberté ou d'oppression ?
Extrait du corrigé : En mettant fin à celui-ci, il détruit aussi sa propre domination comme classe [Manifeste..., p. 69-701. Les détracteurs de Marx, et en premier lieu Proudhon, ont vu, dans cette proposition d'une société communiste sans classe, la fin de l'histoire. Prenant appui sur la maxime du Manifeste selon laquelle « l'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire des luttes de classes », ces détracteurs avançaient qu'une société sans classe était une société sans histoire. Marx, au contraire, considère que l'histoire continue dans le communisme, au-delà de l'antagonisme de classes qui est détruit. Tous les textes de Marx et d'Engels s'accordent sur ce point, des textes philosophiques de jeunesse au Capital, au Manifeste ou aux textes plus sociologiques d'Engels : «Dans son principe, le communisme se situe au-dessus de l'antagonisme entre bourgeoisie et prolétariat ; il le reconnaît dans sa signification historique pour le temps présent, mais ne le considère pas comme justifié pour l'avenir ; il veut précisément abolircet antagonisme » [La Situation de la classe laborieuse en Angleterre, p. 359].La fin de l'antagonisme de classes, avec l'abolition de la propriété privée et de toutes les aliénations qui lui sont liées, signifie « le retour de l'homme hors de la religion, de la famille, de l'État, etc., à son existence humaine, c'est-à-dire sociale » [Manuscrits de 1844, p.
Corrigé de 1585 mots (soit 3 pages) directement accessible
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