Sujet : Le pouvoir de l'État est-il facteur de liberté ou d'expression ?
Extrait du corrigé : Faire passer l'homme dans le camp de la raison libre, c'est, en effet, le faire accéder à l'idée morale. C'est ce que nous montre, à juste titre, Hegel : l'État écarte le principe de la subjectivité, qui conduit au caprice et à l'arbitraire. Lié à l'observation des lois, l'État, qui incarne la raison, parle universellement aux sujets. Ainsi, l'État désigne la volonté de l'homme voulant raisonnablement. Il en résulte que l'État est la réalité de l'Idée morale. Dans l'État, les hommes parviennent à la liberté et à la moralité comme possibilité de jouir des institutions de la Cité. L'État, c'est la loi, c'est le règlement universel des affaires particulières. Or, qu'est-ce que la moralité, sinon l'élévation à l'Universel dans la Cité soumise à la Raison ? « L'État est libre, si le citoyen raisonnable peut y trouver la satisfaction de ses désirs et de ses intérêts raisonnables [...], si le citoyen reconnaît dans les lois de l'État l'expression des sentiments et traditions qui l'ont guidé [.
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