Sujet : La poursuite de mon intérêt m'oppose-t-elle aux autres ?
Extrait du corrigé : c) Si l'on accepte donc que ce qui motive les hommes par nature c'est leur intérêt particulier, et que cela est un invariant de la nature humaine, cela a des conséquences sur la manière de faire de la politique. Pour que les intérêts individuels ne donnent pas lieu à des conflits, on peut appliquer une politique de récompenses et de châtiments (la « carotte » qui incite à avancer, et, son opposé, le « bâton ») de telle sorte que l'individu perçoit l'intérêt public comme son propre intérêt. Mais, en réalité, cette adéquation peut être obtenue d'une autre manière, sans faire appel au couplage récompense/sanction. 2. La poursuite de l'intérêt peut ne pas s'opposer à autrui s'il coïncide avec l'intérêt commun. a) Nous avons vu que l'intérêt particulier envisagé comme un égoïsme étriqué poussait les hommes au conflit. Egoïsme étriqué, car, si les hommes avaient perçu combien le conflit engendré par leur comportement pouvait les faire souffrir, ils n'auraient pas considéré leur intérêt de la même manière. Ainsi, une autre manière de coïncider les intérêts particuliers et de montrer qu'il est dans l'intérêt de chacun de suivre l'intérêt public. Or, cela ne se conçoit que de deux manières. b) La première manière est ce que l'on a appelé l'intérêt bien compris ou l'intérêt éclairé.
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