Sujet : Pourquoi prescrire des principes et des règles ?
Extrait du corrigé : Cette universalité des principes de la raison avait pu sembler un moment remise en cause par la découverte des modes de penser des peuples dits primitifs. Ainsi, le philosophe Jean Laporte n'hésitait pas à affirmer, au début du siècle, que la mentalité primitive ignorait les principes de non-contradiction et du tiers exclu. Mais les travaux ethnographiques les plus récent confirment l'identité foncière des démarches intellectuelles chez ces peuples et chez nous.Les principes de la raison sont, en second lieu, nécessaires. Il semble impossible de s'en passer si on veut raisonner correctement et appréhender le réel.Les principes de la raison sont, en dernier lieu, évidents et premiers. Ils n'ont pas à être démontrés puisqu'ils constituent eux-mêmes le fondement de toute démonstration, ils sont le point de départ, l'armature logique de toute pensée discursive et la condition première de toute approche du réel.Le sophiste Protagoras, écrit Diogène Laerce « fut le premier qui déclara que sur toute chose on pouvait faire deux discours exactement contraires, et il usa de cette méthode ».Selon Protagoras, « l'homme est la mesure de toute chose : de celles qui sont en tant qu'elles sont, de celles qui ne sont pas en tant qu'elles ne sont pas » Comment doit-on comprendre cette affirmation ? Non pas, semble-t-il, par référence à un sujet humain universel, semblable en un sens au sujet cartésien ou kantien, mais dans le sens individuel du mot homme, « ce qui revient à dire que ce qui paraît à chacun est la réalité même » (Aristote, « Métaphysique », k,6) ou encore que « telles m'apparaissent à moi les choses en chaque cas, telles elles existent pour moi ; telles elles t'apparaissent à toi, telles pour toi elles existent » (Platon, « Théétète », 152,a).
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