Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Droit
Accueil Corrigés Info Contact RSS

Sujet : Pourquoi la philosophie juge-t-elle primordial de réfléchir sur le langage ?

Extrait du corrigé : Faut-il prémunir celle-ci contre celui-là ? Au lieu d'identifier langage et pensée, il est possible de se demander si le langage ne trahit pas la pensée en l'obligeant à emprunter des formes qui lui interdisent de s'exprimer complètement. Par exemple, lorsque j'ai une pensée, je ne pense pas à moi, il se produit quelque chose en moi, il se produit quelque chose tout court : ça pense. Et pourtant, pour me faire entendre des autres, je dois dire "je pense", accréditant ainsi l'idée de l'existence d'un "je", d'un moi (Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, 1ère partie). Le langage d'une part contiendrait une métaphysique implicite, et d'autre part il condamnerait à l'expression de ce qu'il y a de plus commun et de moins original dans la pensée, aux mots que tout le monde emprunte de façon grégaire (Leçons de Barthes). On voit donc nettement une tension se dessiner entre ceux qui jugent primordiale l'étude du langage parce que la philosophie et la pensée sont avant tout des mots, et ceux qui la jugent primordiale pour tenter de défendre la pensée et son originalité des formes attendues et mortes du langage. Doit-on admettre que la philosophie réfléchit sur le langage comme sur n'importe quel autre sujet? ou selon le lieu commun qui voudrait qu'elle aborde tout ce qui, de près ou de loin, concerne l'homme et ses qualités? On constate qu'en fait il n'en va pas - ne serait-ce qu'historiquement - ainsi: dès Platon, la réflexion sur le langage s'affirme fondamentale. Qu'est-ce qui donne au langage un tel privilège?

Accès au corrigé

Corrigé de 1995 mots (soit 3 pages) directement accessible