Sujet : Pour être légitimes, les sciences doivent-elles avoir des applications techniques et pratiques ?
Extrait du corrigé :PRATIQUE (du gr. prattein, agir)
Adj. Relatif à l'action. S'oppose à théorique. Chez Aristote, se distingue encore de poétique (qui désigne toute activité de production). Chez Kant, qui détermine la conduite, prescrit ce qui doit être, syn. de moral. Voir raison pratique.
TECHNIQUE (gr. technè, art, métier, habileté)
Gén. Actes ordonnés en vue de transformer la nature, le corps (gymnastique), le langage (rhétorique). Les techniques sont indissociables de la culture», si bien qu'on peut définir l'homme comme un animal fabricateur d'outils.
Phi. Comme moyen (ensemble de procédés), la technique n'est ni bonne ni mauvaise en elle-même, mais selon l'usage qu'on en fait ( distinction du rationnel et du raisonnable). Sa fin lui reste extérieure. Sa norme est donc l'efficacité : n'ayant pas de valeur en elle-même, elle n'en a que relativement à ses effets. Cependant, si pour les Anciens, elle s'oppose par ce trait à la science conçue comme une activité désintéressée, à la connaissance dont le degré suprême est la théoria (contemplation, savoir des fins), elle est plutôt pour les modernes à la fois moyen de la science qui progresse grâce à son développement, et application possible de celle-ci.SCIENCE (lat. scientia, savoir, science)
Gén. Chez les Grecs, epistémè (science) s'oppose d'abord à doxa (opinion) : elle est la connaissance universelle et nécessaire reposant sur des principes théoriques. Elle se distingue en outre de la technè (technique, savoir pratique) : elle est connaissance théorique et désintéressée. Cependant, la séparation desdomaines de la science et de la technique ne se vérifie guère aujourd'hui. En effet, la technique est plutôt, pour nous, application des connaissances scientifiques qui, elles-mêmes, progressent grâce à son développement : ainsi, le microscope électronique a permis, entre autres, un essor considérable de la virologie. Au sens contemporain, science et technique se conjuguent plus qu'elles ne s'opposent.
Épist. Connaissance discursive établissant des rapports nécessaires entre les objets d'un langage (sciences formelles, logique), entre les phénomènes physiques (sciences physiques), autorisant dans ce cas la prévision, ou entre les faits humains (sciences humaines).
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- Faut-il être cultivé pour apprécier l'art ?
- Suffit-il d'être indépendant pour être libre ?
- Faut-il être raisonnable pour être libre ?
- La science, en acceptant d'être relative et de ne point poursuivre l'absolu, se condamne-t-elle à l'impuissance?
- Doit-on considérer que, dans la nature, les êtres vivants ne sont que des moyens pour l'homme ?






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