Sujet : La pluralité des philosophies est-elle un argument contre les philosophes ?
Extrait du corrigé : Au point que chacun peut, sans crime, penser ce qu'il veut sur n'importe quelle question dogmatique. Elle ne condamne, comme hérétiques et schismatiques, que les individus professant des croyances susceptibles de répandre parmi leurs semblables l'insoumission, la haine, les querelles et la colère. Elle considère comme croyants, au contraire, les hommes qui prêchent autour d'eux la justice et la charité, dans la mesure où leur raison et leurs aptitudes le leur rendent possible. Baruch SPINOZA Voici le point de départ de la philosophie: la conscience du conflit qui met aux prises les hommes entre eux, la recherche de l'origine de ce conflit, la condamnation de la simple opinion et la défiance à son égard, une sorte de critique de l'opinion pour déterminer si on a raison de la tenir, l'invention d'une norme, de même que nous avons inventé la balance pour la détermination du poids, ou le cordeau pour distinguer ce qui est droit et ce qui est tordu. Est-ce là le point de départ de la philosophie? Est juste tout ce qui paraît tel à chacun. Et comment est-il possible que les opinions qui se contredisent soient juste? Par conséquent, non pas toutes. Mais celles qui nous paraissent à nous juste? Pourquoi à nous plutôt qu'aux Syriens, plutôt qu'aux Égyptiens ?
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