Sujet : Le plaisir s'oppose-t-il à la culture ?
Extrait du corrigé : Au nom des mêmes principes, les enseignants utilisent un langage «cool» pour faire passer les classiques auprès de leurs élèves. [Le plaisir, en soi, ne s'oppose pas à la culture. Seulement, il est des plaisirs plus cultivés que d'autres. On peut apprécier un morceau de musique pop et un opéra de Rossini sans les placer forcément au même niveau.] La culture ne doit pas être une ascèsePourquoi apprécie-t-on une tragédie de Sophocle, une symphonie de Mozart, un roman de Flaubert, un ouvrage de Spinoza, si ce n'est parce qu'ils nous procurent, d'une manière ou d'une autre, du plaisir ? Plaisir de l'intelligence, de la réflexion ici, plaisir auditif ou visuel là... Le plaisir a donc aussi sa part dans la haute culture, et personne ne voudrait d'une culture qui ne serait qu'une austère ascèse.On peut aimer culture et divertissement On peut aimer écouter le dernier tube de Céline Dion et les trios de Schubert sans pour autant les mettre sur le même plan. D'ailleurs, notre goût fait lui-même le tri. Le tube ne nous séduira que le temps de quelques écoutes avant de nous lasser.
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