Sujet : Peut-on rencontrer l'idée de destin en réfléchissant sur la liberté ?
Extrait du corrigé : Dans toutes les affaires importantes de la vie, nul ne nous oblige en effet que notre propre volonté. L'homme est «un être pour la mort» L'expression est de Martin Heidegger, elle exprime parfaitement que la mort est un destin inéluctable que rencontre toute réflexion sur la liberté. On ne connaît que la mort, attendue ou accidentelle, des autres. La mort est celle des proches ou des inconnus. Elle est un événement naturel, banal, pris dans l'ordinaire des faits divers quotidiens : "La mort se présente comme un événement bien connu qui se passe à l'intérieur du monde." Cette banalité quotidienne des événements se caractérise par l'absence d'imprévu, et la mort comme événement ne déroge pas à la règle. En revanche, ma propre mort est un événement prévu, qui fait l'objet d'une absolue certitude, mais comme réalité absente, non encore donnée, elle est indéterminée et pour cette raison n'est pas à craindre. L'expérience me montre qu"'on meurt", c'est-à-dire que la mort concerne avant tout le "on" : tout le monde, et personne en particulier. Et tant que l"'on meurt", ce n'est précisément jamais moi qui meurs. "On", c'est tous, donc pas moi en particulier.
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