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Sujet : Peut-on parler d'une liberté de la conscience?

Extrait du corrigé : La connaissance rationnelle non plus : ce que l'homme découvre avec Freud, c'est la détermination de sa conscience par des pulsions inconscientes. Mais Freud va plus loin que Spinoza : là où Spinoza pensait que connaître l'indétermination supprimait l'illusion de liberté, Freud nous prévient que cette connaissance rationnelle n'empêchera pas la production illusoire d'un sentiment de liberté. Dès lors, parler de liberté de la conscience ne peut jamais être vraiment légitime : ce « parler » par la nature même de la conscience outrepasse toujours la réelle liberté de cette conscience. III « Parler » sa détermination : un facteur de libération ? Nietzsche et Bourdieu  -Nous sommes parvenus à une vraie impasse chez Freud : la conscience ne peut connaître sa liberté, ni ressentir sa détermination ; elle ne peut que connaître son absence de liberté et  ressentir tout de même cette liberté. Mais cette impasse est due à une conception spécifique de la liberté comme libération de tout déterminisme causal. Nietzsche ne la conçoit pas ainsi : pour lui, la liberté consiste à vouloir la nécessité de ce qui m'arrive (Le gai savoir). Il faut devancer sa propre détermination, s'accepter comme déterminé pour utiliser pleinement les possibilités de vie qui nous sont ainsi offertes. En changeant ainsi de conception de la liberté, qui ne s'oppose plus à la nécessité, ma conscience peut connaître les déterminations qui me constituent sans pour autant que le sentiment de liberté qui naît de l'affirmation de ses déterminations soit cette fois illégitime. Par conséquent, on ne pourrait « parler » que de son absence de liberté ; mais si cette parole est volontaire, affirmée, dit Nietzsche, elle un pouvoir performatif (qui produit son effet par lui-même) de libération.

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