Sujet : Peut-on s'opposer à la violence sans faire preuve de violence ?
Extrait du corrigé : Gandhi, par D. G. Tendulkar, V, 343) "Je n'hésite pas à soutenir que la doctrine de la non-violence vaut également dans le cadre des relations entre États. Je sais fort bien que je me risque sur un terrain délicat si on garde présent à l'esprit ce qui s'est passé au cours de la dernière guerre. Mais je crois devoir le faire pour dissiper toute équivoque. Si j'ai bien compris, il s'agissait de part et d'autre d'une guerre d'annexion, destinée à se partager les dépouilles résultant de l'exploitation des races les plus faibles, ce qu'on appelle, en d'autres termes et pour reprendre un euphémisme : le commerce mondial... Si, comme il se doit (à moins d'accepter de courir au suicide), on veut voir s'amorcer en Europe un processus de désarmement général, il faut tout d'abord qu'une nation prenne l'initiative hardie de se désarmer elle-même et accepte d'en supporter tous les risques. Si cet heureux événement se produisait, le degré de non-violence atteint par cette nation serait naturellement si élevé qu'elle commanderait un respect universel. Ses jugements ne connaîtraient aucune hésitation. Ses décisions seraient sans appel.
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