Sujet : Peut-il y avoir une pensée sans images ?
Extrait du corrigé : » 1. La thèse est examinée en chacun de ses éléments. D'abord la pensée. Penser c'est avoir conscience de penser, ce qui implique un dédoublement. Si naïvement toute pensée, en tant que personnelle (« nos pensées »), est crue de l'ordre de notre intériorité (et strictement seulement de cet ordre), philosophiquement, elle est aussi de l'ordre de l'extériorité (et donc différenciée de l'intériorité). Penser est une activité (« donner » à nos pensées) qui assure le passage d'un ordre à un autre, où l'on passe en même temps de l'abstrait (« penser » dans le vague en général) au concret, de la subjectivité à l'objectivité (des pensées « déterminées », cad qui sont celles-ci ou celles-là). Enfin, avec une réflexion particulière qui doit être consacrée à l'idée de forme (la « forme » objective) qui, en tant que forme, assure une universalité de la pensée applicable dans la diversité et la multiplicité des situations – s'opposant implicitement à un plein qui ne peut se référer qu'à l'unique particularité du contenu de ce qui est ici et maintenant. Forme claire opposée à l'obscur du plein. En suite le mot. Si pour la pensée, il convenait de distinguer intériorité et extériorité, il faut reconnaître au mot (défini au passage comme « son articulé ») le statut concret (« l'existence ») d'une synthèse de l'intériorité (« l'interne ») et de l'extériorité (« l'externe »).
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