Sujet : Peut-on accepter l'idée de progrès et celle d'une fin de l'histoire ?
Extrait du corrigé : Merleau-Ponty, penser que le progrès n'est pas nécessaire. On constate bien des progrès dans les sciences et les techniques, mais cela signifie-t-il perfectionnement universel ? « L'homme ne relève pas d'une nature biologique qui rendrait compte de ses actes, et il n'est pas davantage le fruit d'une nature spirituelle qui garantirait le développement des vertus intellectuelles et morales contrairement à l'humanisme traditionnel. Le progrès n'est pas fatal, il n'est pas nécessaire. »• Ce qui ressort des différents points appréhendés ici est la chose suivante : d'un côté, il y a progrès, mais l'homme est l'instrument de l'histoire ou soumis à un nouveau culte ; de l'autre, le progrès n'est pas fatal, le sens est incertain, tout est risque, mais l'homme est libre.Nietzsche pensait que l'histoire est une pourvoyeuse de valeurs mortes : « La conscience historique nourrit le sentiment de culpabilité, maladie incurable, qui interdit la santé et la création. » (H. Lefebvre, La Fin de l'Histoire.) On peut dépasser cette vision nihiliste de l'histoire en pariant sur une fin de l'histoire telle que la pensait déjà Kant : l'amélioration est possible grâce à l'éducation, elle n'est pas certaine. Ainsi, on peut accepter l'idée de progrès et donc de fin de l'histoire si cela signifie « la fin de l'oppression [.
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