Sujet : Penser, est-ce juger ?
Extrait du corrigé : Mais les jugements qui se forment tout seuls en nous ne sont que des préjugés. C'est ce que montre l'analyse des conditions du jugement c'est-à-dire des conditions dans lesquelles nous affirmons un rapport comme vrai (problème de la croyance). II. LA PENSÉE DANS LE JUGEMENT - A - L'intellectualisme. Selon Spinoza, l'esprit qui conçoit ne se distingue pas de l'esprit qui juge, c'est-à-dire que l'entendement ne se distingue pas de la volonté. On ne peut former une idée sans poser sa vérité ; les idées s'affirment d'elles-mêmes, avec plus ou moins de force il est vrai, selon leur plus ou moins grande clarté. Le doute n'est jamais volontaire, il est incertitude et l'incertitude tient seulement à la présence en nous d'idées contradictoires qui ne peuvent être que des connaissances du premier genre, par ouï-dire ou par expérience vague. L'erreur n'est pas un jugement positivement faux mais seulement une idée inadéquate, c'est-à-dire insuffisante. - B - Le volontarisme. Pour Descartes au contraire, l'erreur est positive ; elle consiste à affirmer la réalité objective d'idées que nous ne connaissons pas avec assez de clarté et de distinction.
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