Sujet : Les passions nous empêchent-elles de faire notre devoir ?
Extrait du corrigé : Un texte en guise d'argumentation et de référence: « Je m'aperçois qu'une passion violente te pousse aux plaisirs de l'amour. Or, à condition que tu ne veuilles renverser les lois, ni ébranler ce qui est honnêtement établi par l'usage, ni affliger ton prochain, ni fatiguer ton corps, ni gaspiller les moyens nécessaires à l'existence, tu peux suivre ton impulsion à ta guise. Il est impossible de ne pas commettre une au moins de ces choses, car les plaisirs de l'amour ne nous ont jamais servi, il faut s'estimer heureux s'ils ne nous nuisent pas. [...] Quand on n'a plus l'occasion de voir l'objet bien-aimé, quand les relations intimes et le commerce cessent, la passion amoureuse s'affaiblit. » Epicure, « Maximes ». Epicure énumère les conditions d'un désir légitime, tant dans les domaines de la législation, des conventions sociales, de la morale, que de la santé et de l'économie. Mais il s'agit là d'une formule de rhétorique ; une telle somme d'exigences s'avère être une gageure, ou plutôt l'exposé des griefs d'Epicure envers la passion ; puisqu'elles sont non seulement inutiles, mais nuisibles. Dans d'autres textes, Epicure distingue parmi les plaisirs , ceux qui sont naturels et nécessaires, ceux qui sont naturels mais non nécessaires, et enfin ceux qui ne sont ni naturels et non nécessaires. Or, le sage recherche les premiers et méprise les autres.
Corrigé de 4177 mots (soit 6 pages) directement accessible
Sujets connexes :






Créer un compte Devoir-de-philo
Toutes les notions